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Un conflit qui s’éternise, une fin annoncée par Washington

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_**Le président américain, Donald Trump, a laissé entendre que les hostilités pourraient prendre fin prochainement, une déclaration aussitôt démentie par Téhéran, alors que les violences se poursuivent sur plusieurs fronts.**_

Les propos du locataire de la Maison Blanche, tenus mardi soir, ont introduit une note d’incertitude dans le paysage conflictuel du Moyen-Orient. Évoquant une résolution du conflit dans un délai de deux à trois semaines, avec ou sans accord formel, il a semblé marquer un infléchissement par rapport aux menaces proférées la veille. Cette annonce a été immédiatement accueillie avec scepticisme par la République islamique, dont le ministre des Affaires étrangères a catégoriquement nié l’existence de pourparlers, malgré la confirmation de contacts par canal interposé.

Sur le terrain, la réalité demeure celle d’une escalade militaire. La capitale iranienne a été le théâtre d’explosions et de frappes dans la nuit de mercredi, des attaques revendiquées par Israël comme une opération d’envergure. En retour, des projectiles tirés depuis l’Iran et le Yémen ont ciblé le territoire israélien, causant des blessés et des dégâts matériels. Les forces américaines ont, quant à elles, mené des frappes de précision sur des sites souterrains en Iran.

L’économie mondiale, ébranlée par la fermeture du détroit d’Ormuz, a cependant réagi avec un optimisme prudent aux déclarations américaines. Les places boursières asiatiques et européennes ont enregistré des hausses notables, tandis que le cours du pétrole reculait sous la barre symbolique des cent dollars. Cette embellie reste néanmoins fragile, à l’image d’un pétrolier endommagé par un missile dans le golfe Persique.

L’allié israélien des États-Unis a, de son côté, adopté un discours de victoire. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a estimé que la puissance militaire iranienne avait été brisée, écartant désormais toute « menace existentielle » pour son pays. Il a toutefois réaffirmé la détermination de son gouvernement à poursuivre les opérations pour « écraser le régime terroriste ». Cette perspective inclut l’occupation d’une zone dans le sud du Liban une fois les combats terminés, une éventualité qui suscite l’inquiétude à Beyrouth et au sein des instances internationales.

Alors que l’Union européenne a appelé l’Iran à rétablir la liberté de navigation dans le détroit stratégique, Téhéran examine un projet de loi visant à taxer le trafic maritime et à interdire le passage aux pavillons américain et israélien. Dans ce contexte de tensions persistantes, l’allocution présidentielle américaine prévue en soirée est attendue pour clarifier la position de Washington et les contours d’une éventuelle sortie de crise.

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