Sète
Sète : Sébastien Denaja dévoile un projet municipal pour « gouverner autrement »
Sebastien Denaja a présenté un programme complet structuré autour de la démocratie locale, de la justice sociale, de la transition écologique et d’une nouvelle stratégie économique pour la ville. Une feuille de route ambitieuse qui entend rompre avec plusieurs décennies de gouvernance verticale et redonner aux habitants une place centrale dans les décisions publiques.
La campagne municipale entre dans une nouvelle phase pour Sébastien Denaja. En présentant l’ensemble de son programme, le candidat ne se contente pas d’additionner des propositions. Il propose une vision globale de la ville pour les années à venir, articulée autour d’un principe simple mais exigeant, replacer les habitants au cœur des décisions publiques et reconstruire une action municipale fondée sur la transparence, la responsabilité et l’écoute.
Le candidat part d’un constat politique clair. Selon lui, les décisions municipales se sont progressivement éloignées des citoyens, dans un système qu’il décrit comme fermé et peu lisible. Son projet vise donc d’abord à transformer la manière de gouverner. Il propose la mise en place de référendums locaux décisionnels pour les grands projets, l’instauration de véritables budgets participatifs permettant aux habitants d’orienter une partie des investissements municipaux, ainsi que la création d’une commission citoyenne indépendante chargée d’évaluer l’action publique et d’en rendre compte. Dans cette logique, la démocratie locale n’est plus présentée comme un simple outil de consultation mais comme une méthode permanente de gouvernement.
Ce changement de méthode s’accompagne d’un engagement fort sur la transition écologique. Pour Sébastien Denaja, chaque décision municipale devra désormais être évaluée à l’aune de son impact environnemental et social. L’objectif affiché est de protéger durablement le cadre de vie sétois tout en préparant l’avenir. La transition écologique devient ainsi le fil conducteur de l’action municipale, qu’il s’agisse d’aménagement urbain, de mobilités ou de gestion des ressources.
Dans ce domaine, l’une des mesures structurantes concerne la gestion de l’eau. Le candidat propose un retour à une maîtrise publique de ce bien commun, accompagné de la gratuité des premiers mètres cubes indispensables. Il défend également la création d’une cuisine centrale municipale alimentée par des productions locales, notamment à partir d’un potager municipal, afin d’améliorer la qualité de l’alimentation tout en soutenant les circuits courts.
La justice sociale constitue un autre pilier du projet. Sébastien Denaja souhaite maintenir le tarif universel de la cantine à un euro et mettre en place une tarification progressive des services municipaux adaptée aux revenus des habitants. L’objectif est simple, garantir l’accès de tous aux services publics tout en préservant leur qualité.
Sur le plan financier, le candidat ne cache pas les difficultés de la situation actuelle. Selon les projections budgétaires, la dette de la ville pourrait atteindre près de 100 millions d’euros d’ici 2026. Face à ce constat, son programme prévoit de stabiliser puis de réduire progressivement l’endettement municipal. Il s’engage notamment à geler les taux d’imposition en début de mandat, à remettre à plat les contrats publics et à réduire certaines dépenses de prestige afin de redonner des marges de manœuvre à la collectivité.
Mais au-delà du redressement financier, le projet entend aussi préparer l’avenir économique de la ville. Sébastien Denaja souhaite positionner Sète comme un pôle majeur de l’économie bleue en Méditerranée. L’idée est de créer, à l’entrée Est de la ville, une technopole dédiée aux activités maritimes et scientifiques. Ce projet associerait recherche, formation et industrie autour de domaines comme les biotechnologies marines, la robotique sous-marine ou les sciences halieutiques. À terme, cette stratégie pourrait permettre la création de plusieurs centaines d’emplois qualifiés et non délocalisables.
Le programme accorde également une place importante à l’économie locale, au commerce et au tourisme. Il prévoit l’organisation d’assises du commerce et de l’artisanat pour repenser l’animation commerciale de la ville, la rénovation prioritaire des rues commerçantes et la mise en place d’un disque bleu permettant une heure de stationnement gratuit devant les commerces. Une plateforme logistique dédiée à la livraison douce du dernier kilomètre pourrait également être créée à l’entrée Est.
Dans le domaine touristique, la stratégie proposée s’inscrit dans la logique d’un tourisme réparti sur l’ensemble de l’année. L’objectif est de valoriser les atouts culturels, naturels et patrimoniaux de la ville tout en préservant l’équilibre de la vie locale. Des projets originaux sont évoqués, comme la création de marchés flottants, de circuits culturels thématiques ou encore la réinstallation d’une auberge de jeunesse nouvelle génération.
La culture occupe d’ailleurs une place centrale dans le projet municipal. Pour Sébastien Denaja, elle constitue l’âme même de la ville. Le programme prévoit de renforcer l’accessibilité aux équipements culturels, de soutenir les artistes locaux et de développer de nouveaux espaces de création. Parmi les propositions figure notamment la création d’une véritable cité des arts et de la culture à l’entrée Est, conçue comme un lieu de production artistique, de partage et d’innovation culturelle.
Le projet s’appuie également sur l’héritage culturel sétois. La ville entend continuer à valoriser ses traditions, ses fêtes et ses grands rendez-vous populaires. Les joutes restent présentées comme un symbole vivant de l’identité locale. Dans le même temps, la candidature propose de renforcer le rayonnement culturel international de Sète, notamment à travers la création d’un prix artistique en partenariat avec la Villa Médicis ou encore l’organisation d’une biennale des arts.
La question des mobilités et de l’espace public constitue un autre volet important du programme. Sébastien Denaja propose un grand plan de rénovation des trottoirs et de la voirie, doté de plusieurs millions d’euros sur cinq ans, afin de sécuriser les déplacements quotidiens. Le développement d’un réseau cyclable continu, la modernisation des transports en commun et l’expérimentation de lignes de bateaux-bus sur les canaux font également partie des pistes avancées.
La sécurité figure également parmi les priorités affichées. Le programme prévoit le renforcement de la police municipale, la création d’un poste de police de proximité à l’île de Thau et le déploiement de médiateurs de rue. Des dispositifs d’appel d’urgence pourraient être installés dans plusieurs lieux publics, tandis qu’une coopération renforcée avec l’État serait recherchée pour lutter contre le narcotrafic et les formes de délinquance organisée.
L’éducation et la jeunesse occupent enfin une place majeure dans la feuille de route municipale. Le programme prévoit un plan pluriannuel de rénovation des écoles, la généralisation des chemins sécurisés pour les écoliers, le développement du soutien scolaire gratuit et la création de nouvelles structures d’accueil pour la petite enfance. Pour les jeunes, un espace dédié en centre-ville pourrait voir le jour, tandis qu’une extension du dispositif d’aide au permis de conduire est envisagée.
Dans un registre plus symbolique, la candidature propose également d’offrir aux élèves et étudiants sétois un séjour culturel au festival d’Avignon, en hommage à Jean Vilar, enfant de la ville et figure majeure du théâtre français.
Le sport, la santé et le bien-être complètent cet ensemble. Le programme prévoit la rénovation des équipements sportifs existants, la création de nouveaux parcours de santé et la mise en place d’un office municipal des sports afin de mieux accompagner les associations locales. Une académie des sports de mer et de plage pourrait également voir le jour pour renforcer l’identité maritime de la ville.
Enfin, le projet inclut une dimension environnementale élargie qui va jusqu’à la protection de la biodiversité et du bien-être animal. Parmi les propositions figurent la création d’une charte municipale dédiée, un dispositif de signalement des situations de maltraitance animale et la mise en place d’actions locales de préservation des écosystèmes.
À travers ce programme, Sébastien Denaja cherche à proposer bien plus qu’un catalogue de mesures. Il tente de dessiner une nouvelle trajectoire pour Sète, fondée sur la participation citoyenne, la responsabilité financière et l’anticipation des défis économiques et environnementaux. Reste désormais à savoir si cette vision d’une ville plus ouverte, plus écologique et plus démocratique saura convaincre les Sétoises et les Sétois à l’approche des élections municipales.
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Marchands du Temple
4 mars 2026 at 16 h 01 min
En gros les Sètois n’ont pas fini de douiller, ce n’est que le début. A la fin comme dans toute bonne ville socialo-communiste il ne restera que les bobos qui ont les moyens de subventionner une clientèle d’assister. Exit les gens normaux, les gens qui travaillent, la classe moyenne. Seule la caste fonctionnaire tire les marrons de ce type d’organisation intrinsèquement déficitaire et dilapidaire.
Cesar
4 mars 2026 at 17 h 13 min
J’ai vu que dans la liste de m.marques il y avait la femme de lubrano qui se disait socialiste.
Ces 2 personnages n’ont pas de scrupule à retourner leur veste