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Paris accueille de nouvelles négociations sur l’avenir de l’Ukraine
Les discussions se poursuivent entre Kiev et Washington, dans le sillage d’un accord européen établissant un cadre pour des garanties de sécurité et une future force multinationale.
Les pourparlers se sont prolongés mercredi à Paris entre la délégation ukrainienne et les émissaires américains. Cet échange fait suite à la conclusion, la veille, d’un accord substantiel entre Kiev et plusieurs capitales européennes. Trente-cinq nations, regroupées au sein d’une coalition principalement européenne, ont en effet adopté une déclaration commune engageant le principe d’un déploiement futur de troupes internationales sur le sol ukrainien. Cette force aurait pour mission de superviser un éventuel cessez-le-feu, une fois qu’un accord de paix avec la Russie serait trouvé, sous une direction américaine.
Le président français a salué cet accord, y voyant une première reconnaissance formelle d’une convergence opérationnelle entre les signataires, l’Ukraine et les États-Unis. Il a évoqué des garanties conçues pour être solides, afin d’empêcher toute capitulation de Kiev et de prévenir de nouvelles menaces contre le pays. Il a également indiqué que la France pourrait contribuer à cette force par plusieurs milliers de soldats, après la signature d’un accord de cessation des hostilités.
Si les États-Unis ont exprimé leur soutien à ces protocoles de sécurité, destinés selon eux à dissuader de futures agressions, ils ne sont pas signataires de la déclaration de Paris. Les modalités précises de leur engagement militaire potentiel restent à définir. L’envoyé spécial américain a toutefois affirmé que son gouvernement soutenait fermement ces dispositions.
La composition et les règles d’engagement de la force multinationale projetée demeurent imprécises. Certains pays européens ont manifesté des réserves quant à la nature de leur participation. L’Italie a réitéré son refus d’envoyer des militaires en Ukraine, tandis que l’Allemagne a évoqué une possible contribution limitée à des pays voisins membres de l’OTAN. Le soutien américain, bien que non formalisé dans l’accord, est considéré comme un élément déterminant pour la crédibilité du dispositif et l’engagement d’autres alliés.
La perspective d’un cessez-le-feu effectif reste conditionnée à des avancées politiques majeures. Les exigences territoriales de Moscou, qui réclame le contrôle de l’ensemble du Donbass, constituent un obstacle considérable. Le président ukrainien a reconnu que diverses propositions, incluant des arrangements concernant le statut de certains territoires, étaient examinées, suggérant que ces questions devraient être traitées au plus haut niveau. Les dirigeants européens ont souligné que toute avancée nécessiterait également une volonté de compromis de la part de la Russie.
Parallèlement à ces discussions, d’autres sujets de tension diplomatique ont été évoqués en marge des rencontres, notamment les récentes déclarations américaines concernant le Groenland. Plusieurs capitales européennes, dont Paris, Berlin, Londres et Rome, ont publié une déclaration commune réaffirmant leur soutien à l’intégrité territoriale du Danemark. Le président français a exprimé sa conviction que la souveraineté danoise sur l’île ne serait pas remise en cause. Cependant, des déclarations ultérieures venues de Washington ont laissé planer un doute sur les intentions américaines, évoquant l’étude de différentes options.
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