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L’activiste Alaa Abdel Fattah présente ses excuses pour des propos anciens sur les réseaux sociaux

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De retour au Royaume-Uni après des années de détention en Égypte, le défenseur des droits humains fait face à une controverse liée à des publications en ligne datant de plus d’une décennie, suscitant des réactions politiques vives.

L’activiste égypto-britannique Alaa Abdel Fattah a présenté, ce lundi, des excuses sans réserve pour des messages publiés sur l’ancien réseau Twitter en 2010. Ces écrits, qui appelaient à la violence contre des personnes désignées comme « sionistes » et contre des forces de l’ordre, ont refait surface peu après son retour sur le sol britannique vendredi dernier. Dans une déclaration diffusée sur le compte de la campagne le soutenant, il a exprimé son trouble face à l’utilisation de ces anciennes publications pour remettre en cause son intégrité, au moment même où il retrouvait sa famille après douze années de séparation.

Il a reconnu que la lecture de ces propos aujourd’hui pouvait être choquante et blessante, tout en précisant que certains d’entre eux avaient été, selon lui, déformés ou mal interprétés. Il a expliqué que ces tweets traduisaient la colère et les frustrations d’un jeune homme confronté, à l’époque, à des crises régionales et à une escalade des violences policières en Égypte.

Cette affaire a provoqué des réactions immédiates dans la classe politique britannique. Des figures de l’opposition conservatrice ont demandé que lui soit retirée la citoyenneté britannique, qu’il a obtenue en 2022 alors qu’il était incarcéré. Un député conservateur a qualifié son retour d’« extraordinaire erreur de jugement », appelant à son expulsion au motif que ses opinions seraient contraires aux valeurs nationales.

Le gouvernement travailliste, dont le Premier ministre s’était félicité de la libération de l’activiste, a condamné par la voix d’un porte-parole des Affaires étrangères les tweets en question, les qualifiant de répugnants. Par ailleurs, la principale organisation représentative de la communauté juive britannique a fait part de sa profonde inquiétude, estimant que des discours extrémistes et violents constituaient une menace.

Alaa Abdel Fattah, figure emblématique du printemps arabe égyptien de 2011, avait été gracié et libéré en septembre dernier après de longues années de prison, marquées par une mobilisation internationale pour sa cause.

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