Monde
Côte d’Ivoire : un scrutin législatif sous surveillance après une présidentielle contestée
Les élections législatives se sont déroulées ce samedi dans un climat de vigilance, marqué par des incidents localisés rapidement contenus par les forces de sécurité. Ce vote intervient deux mois après la réélection controversée du président Alassane Ouattara.
Le processus électoral pour le renouvellement de l’Assemblée nationale s’est globalement déroulé sans perturbation majeure, selon les autorités en charge de l’organisation du scrutin. Le président de la Commission électorale indépendante a fait état de quelques tensions circonscrites, immédiatement prises en charge par les services de l’ordre. Il a assuré que ces événements, qualifiés de mineurs, n’avaient pas entravé le bon déroulement des opérations de vote sur l’ensemble du territoire.
Cette consultation, qui mobilisait plus de huit millions d’électeurs appelés à désigner leurs 255 représentants, se tenait dans un contexte politique particulier. Elle fait suite à l’élection présidentielle du mois d’octobre, remportée avec un score écrasant par le chef de l’État sortant, Alassane Ouattara, mais entachée par l’exclusion de plusieurs candidats d’opposition et marquée par des violences ayant fait onze morts selon le bilan officiel.
À Abidjan, la journée électorale a débuté avec un certain retard dans l’ouverture de certains bureaux, notamment en raison de conditions météorologiques difficiles. Une faible affluence a été observée dans plusieurs quartiers de la capitale économique en milieu de journée. Les électeurs rencontrés ont exprimé des motivations variées, entre devoir civique et attentes concrètes envers leurs futurs élus.
Le paysage politique de ce scrutin apparaît fragmenté. Le parti de l’ancien président Laurent Gbagbo, écarté de la course présidentielle pour des raisons judiciaires, a appelé au boycott du vote, bien qu’une vingtaine de ses membres aient présenté des candidatures à titre individuel. La principale formation d’opposition, le Parti démocratique de Côte d’Ivoire, participe à la compétition malgré l’éviction de son candidat à la présidentielle. L’un de ses figures, un député et porte-parole, est actuellement incarcéré dans le cadre d’une enquête pour des charges liées à la sécurité de l’État.
Le parti présidentiel, le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix, qui dispose d’une large majorité dans l’hémicycle sortant, a aligné plusieurs membres éminents du gouvernement parmi ses candidats. La sécurité du scrutin était assurée par un important dispositif de forces armées et policières, maintenu en place depuis le précédent rendez-vous électoral.
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