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Poursuites judiciaires pour acquisition de poupées à l’apparence juvénile

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Deux hommes, interpellés dans le cadre d’une vaste enquête nationale, devront répondre de leurs actes devant la justice au cours de l’année prochaine.

Deux individus, arrêtés lors d’une vague d’interpellations coordonnée sur l’ensemble du territoire, ont été déférés et leur comparution devant le tribunal correctionnel est désormais fixée. L’un, âgé de soixante-quatre ans et résidant dans la région d’Annecy, sera jugé en janvier. L’autre, un homme de vingt-sept ans domicilié dans le Nord, passera devant les juges en avril. Ils sont poursuivis pour acquisition et détention de représentations à caractère pédopornographique.

Ces arrestations font suite à une opération menée simultanément en divers points du pays, ciblant une vingtaine de personnes suspectées d’avoir commandé ces objets sur plusieurs grandes plateformes de commerce en ligne. Les profils des individus concernés sont variés, leur âge s’échelonnant de la vingtaine à près de soixante-dix ans. Parmi eux, plusieurs étaient déjà connus des services de police pour des faits similaires impliquant des mineurs.

Lors des perquisitions menées au domicile du suspect du Nord, les enquêteurs n’ont pas retrouvé la poupée commandée. En revanche, ils ont saisi des contenus pédopornographiques générés par intelligence artificielle. Dans un autre cas, en Bourgogne, une garde à vue a dû être levée après qu’aucun objet illicite n’a été découvert.

Cette affaire trouve son origine dans un signalement des autorités de la concurrence, transmis à la justice début novembre, concernant la commercialisation de ces produits par un géant asiatique du e-commerce. Le parquet de Paris a alors ouvert plusieurs enquêtes, confiées à un office spécialisé, visant à la fois les vendeurs sur ces plateformes et les acheteurs. Une soixantaine d’enquêteurs et seize services de police ont été mobilisés pour identifier ces derniers, en recourant notamment à la coopération avec les sites marchands.

Les procureurs de plusieurs villes de résidence des suspects sont désormais saisis des dossiers concernant l’acquisition des objets. Pour sa part, le parquet de Paris conserve la charge des investigations portant sur le rôle des plateformes elles-mêmes. Ces enquêtes visent à déterminer dans quelles conditions ces intermédiaires ont pu laisser accessible à des mineurs ce type de contenu, ou permettre la diffusion de telles représentations.

Les autorités judiciaires rappellent avec fermeté le caractère illégal de la vente, de l’acquisition et de la détention de ces objets, qui constituent des représentations sexuelles d’enfants. L’argument d’une prétendue ignorance de la loi, parfois avancé, est systématiquement rejeté par les magistrats.

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