Faits Divers
Commémoration d’une année de deuil et de mobilisation à Novi Sad
Un an après l’effondrement meurtrier de la gare, des dizaines de milliers de Serbes se sont rassemblés pour honorer la mémoire des seize disparus et réclamer des comptes.
Sous un ciel clément, une foule imposante a convergé samedi vers le centre-ville de Novi Sad. Cette marée humaine observait seize minutes de recueillement, marquant l’heure exacte où, douze mois plus tôt, le auvent de la gare venait de s’écrouler, emportant quatorze vies, dont deux enfants. Deux blessés devaient ultérieurement succomber, portant le bilan définitif à seize morts.
Tout au long de la journée, un cortège ininterrompu de personnes a déposé fleurs et bougies devant les vestiges de l’édifice, dont la structure endommagée demeure le témoin silencieux de la catastrophe. Parmi eux, un habitant de Kovilj confiait partager une tristesse profonde et un réconfort à voir tant de concitoyens unis dans le chagrin et l’exigence de responsabilités.
Ce drame a catalysé l’un des mouvements citoyens les plus importants de l’histoire récente du pays, rapidement porté par la jeunesse étudiante. Pour les opposants au pouvoir en place, il symbolise les dérives attribuées aux grands chantiers publics, perçus comme gangrenés par des pratiques opaques. Une Belgradoise résumait ce sentiment en qualifiant l’événement non d’accident, mais de conséquence de négligences inadmissibles.
Venus de toutes les régions, des milliers d’étudiants ont rejoint la commémoration, souvent après de longues marches destinées à sensibiliser la population et contrer les récits officiels les présentant comme des agitateurs manipulés. La journée s’est déroulée dans un calme solennel, entre chants, prises de parole et nouveaux silences. En soirée, des participants se sont rendus au bord du Danube, illuminant l’obscurité avec leurs téléphones et lançant seize lanternes dans la nuit, tandis qu’une banderole proclamait « À demain, et chaque jour jusqu’à ce que justice soit faite ».
Les rassemblements pacifiques qui se succèdent depuis un an ont connu cet été des épisodes de tension, avec plusieurs centaines d’interpellations. La semaine dernière, le Parlement européen a adopté une résolution soutenant le droit des Serbes à manifester et condamnant les mesures répressives. Samedi matin, une commissaire européenne estimait que cette tragédie avait éveillé les consciences et mobilisé la société en faveur de la reddition de comptes et des libertés démocratiques.
Alors que la foule se recueillait à Novi Sad, le chef de l’État et plusieurs ministres assistaient à Belgrade à une cérémonie en hommage aux victimes, entourés de partisans. La veille, dans une adresse à la nation, le président avait présenté des excuses pour des propos antérieurs à l’encontre des manifestants, appelant au dialogue sans évoquer la tenue d’élections anticipées, revendication centrale du mouvement.
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