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Fréjus instaure une amende de 450 euros contre le nourrissage des sangliers

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Face à la multiplication des intrusions de sangliers en zone urbaine, la municipalité durcit sa réglementation pour dissuader les riverains de nourrir ces animaux sauvages.

La ville de Fréjus, dans le Var, a décidé de renforcer son dispositif contre la présence croissante de sangliers dans les quartiers résidentiels. Désormais, toute personne surprise à donner de la nourriture à ces animaux s’expose à une contravention de 450 euros. Cette mesure s’appuie sur les dispositions du Code de l’environnement, qui interdit explicitement de favoriser l’installation de la faune sauvage en milieu urbain.

Les autorités locales justifient cette décision par la recrudescence des incursions de sangliers aux abords des habitations, parfois en pleine journée. Ces animaux, attirés par la nourriture laissée à leur intention, s’aventurent de plus en plus près des zones habitées, occasionnant des désordres matériels et des inquiétudes parmi la population. Un récent incident a notamment mis en lumière les risques liés à cette proximité, lorsqu’un sanglier a brisé la vitrine d’une boulangerie.

La communication municipale, relayée sur les réseaux sociaux, insiste sur la nécessité de ne pas interférer avec le comportement naturel de ces mammifères. Selon les observations, le nourrissage artificiel contribue à fixer les sangliers dans les espaces urbanisés, compliquant leur régulation et augmentant les situations de conflit.

Les réactions des habitants restent partagées. Certains évoquent des observations similaires dans d’autres communes varoises, tandis que d’autres pointent du doigt les pratiques cynégétiques, accusant certains chasseurs de maintenir des appâts pour faciliter leur activité. D’autres voix s’élèvent pour défendre la cause animale, soulignant que l’urbanisation croissante empiète sur les habitats naturels, contraignant les sangliers à chercher leur nourriture en ville.

Cette mesure s’inscrit dans un contexte plus large de gestion de la cohabitation entre l’homme et la faune sauvage dans la région, où plusieurs secteurs littoraux et insulaires font face à des défis similaires.

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