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La majorité présidentielle déchirée sur la stratégie parisienne

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Le parti Renaissance s’apprête à officialiser son soutien à Pierre-Yves Bournazel pour la mairie de Paris, au grand dam d’une frange importante de ses cadres qui plaident pour une alliance avec Rachida Dati.

La formation macroniste doit trancher ce mardi lors de sa commission nationale d’investiture, après avoir consulté ses responsables parisiens. Selon plusieurs sources internes, la décision semble déjà actée en faveur de l’élu Pierre-Yves Bournazel, candidat sous l’étiquette Horizons. Franck Riester, président de la commission et proche collaborateur du Premier ministre, a récemment salué dans la presse la convergence des projets avec ce dernier.

Cette orientation suscite pourtant de vives résistances au sein de la majorité présidentielle. Le ministre délégué aux Affaires européennes Benjamin Haddad a qualifié publiquement ce choix de «incompréhensible», dénonçant une «machine à perdre» qui diviserait le camp gouvernemental. Plusieurs figures de Renaissance continuent de défendre la candidature de Rachida Dati, ministre de la Culture, estimant qu’elle incarne une alternative plus crédible face à la gauche.

Le dossier parisien révèle des fractures stratégiques profondes. D’un côté, les partisans de Bournazel mettent en avant la nécessité d’un candidat issu du «bloc central», tandis que les soutiens de Dati soulignent sa proximité avec l’Élysée et sa capacité à rassembler au-delà des étiquettes partisanes. La ministre Aurore Bergé a d’ailleurs affirmé qu’elle apporterait son soutien personnel à Rachida Dati, saluant son «soutien sans ambiguïté» au président de la République.

L’affaire se complique davantage par les positionnements politiques contradictoires. Alors que le chef d’Horizons Édouard Philippe a récemment suggéré une démission anticipée du chef de l’État, son candidat Bournazel appelle également à un changement de cap présidentiel. Cette incohérence alimente les critiques sur la cohérence de la stratégie macroniste à Paris.

Dans un contexte d’élection municipale particulièrement ouverte, après l’annonce du non-cumul d’Anne Hidalgo, la bataille parisienne s’annonce serrée. Outre les candidats de la majorité présidentielle, le socialiste Emmanuel Grégoire, l’écologiste David Belliard, la représentante de La France insoumise Sophia Chikirou et le candidat du Rassemblement national Thierry Mariani comptent bien peser sur l’issue du scrutin des 15 et 22 mars prochains.

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