Culture
Mariam Doumbia, la voix solitaire d’un duo éternel
La chanteuse malienne évoque avec pudeur l’absence de son complice Amadou Bagayoko, disparu en avril, et poursuit leur œuvre commune portée par une complicité qui transcende la scène.
Leurs prénoms unis avaient constitué pendant près d’un demi-siècle la signature d’une alchimie musicale unique. Aujourd’hui, Mariam Doumbia avance seule sur les planches, mais garde intacte la mémoire de celui qui fut son partenaire de scène et de vie. Leur dernier album commun, « L’Amour à la folie », sortira le 24 octobre, quelques mois après la disparition brutale du guitariste et chanteur.
« Amadou me manque profondément. Il était mon soutien, mon inspiration, nous créions tout ensemble », confie l’artiste de soixante-sept ans, actuellement en tournée en France avant des dates en Amérique du Nord et en Belgique. Elle reconnaît que le premier concert sans lui, fin septembre à Villers-Cotterêts, fut particulièrement éprouvant. « Je percevais encore sa présence. Mentalement, je le voyais à mes côtés, guitariste en main, à cette place gauche qu’il occupait toujours sur scène. Nous échangions discrètement pendant les performances, pour rectifier un écart musical ou combler un oubli. »
Repéré au tournant des années 2000, le duo Amadou et Mariam avait conquis une audience internationale, cumulant les récompenses et les prestations remarquées, des Jeux paralympiques aux rencontres avec des légendes comme Stevie Wonder. Parmi ses plus beaux souvenirs, Mariam conserve précieusement sa rencontre avec Sheila, idole de sa jeunesse qu’elle vénérait au point d’en adopter le prénom comme surnom.
C’est à l’Institut des jeunes aveugles de Bamako que leur destin s’est scellé. Amadou, déjà connu localement pour un hommage aux footballeurs maliens, et Mariam, qui chantait depuis l’enfance lors de cérémonies familiales, ont rapidement formé un groupe puis un couple. Leur union a donné naissance à trois enfants, dont Samou Bagayoko qui accompagne désormais sa mère à la guitare lors des concerts. « Avoir mon fils à mes côtés m’apporte un réel réconfort », souligne-t-elle.
Leur ultime album perpétue l’esprit de leur répertoire, mêlant sonorités maliennes et influences pop, avec des textes qui abordent parfois les préoccupations sociales et politiques. Le titre « On veut la paix » exprime ainsi leur inquiétude face à la situation au Mali. Fin 2024, le groupe avait effectué un retour émouvant dans son pays pour une série de concerts après une longue absence. « Nous avons toujours chanté pour la paix et l’amour, car le monde entier en a besoin. Nous continuerons ce message », affirme Mariam.
Mais le nom du groupe évoluera nécessairement. « Puisqu’Amadou n’est plus physiquement présent sur scène, nous ne pouvons plus nous produire sous le nom Amadou et Mariam. Pour l’instant, ce sera simplement Mariam. » Une page se tourne, mais l’essentiel demeure.
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