Nous rejoindre sur les réseaux

Économie

L’inflation japonaise fléchit mais le riz atteint des sommets

Article

le

Les prix à la consommation ralentissent en juin, tandis que le riz voit son coût doubler sur un an, alimentant les tensions avant les élections sénatoriales.

L’indice des prix à la consommation au Japon, hors produits frais, a affiché une progression de 3,3 % en juin sur un an, marquant un léger recul par rapport au mois précédent. Ce chiffre, inférieur aux anticipations des analystes, reste néanmoins bien au-dessus de l’objectif de 2 % fixé par la Banque du Japon. L’inflation sous-jacente, excluant énergie et denrées périssables, s’est quant à elle légèrement accélérée, passant de 3,3 % en mai à 3,4 %.

Parmi les produits les plus touchés, le riz connaît une envolée spectaculaire, avec une hausse de près de 100 % sur un an. Malgré la mise sur le marché d’une partie des réserves stratégiques, cette augmentation, sans précédent depuis des décennies, pèse lourdement sur le budget des ménages. D’autres denrées alimentaires, comme les fruits et la viande, contribuent également à maintenir la pression inflationniste, tandis que les tarifs de l’électricité et du gaz affichent une progression moins marquée.

Cette situation économique délicate intervient à un moment politique crucial, à quelques jours d’élections sénatoriales déterminantes pour le gouvernement. Le Premier ministre Shigeru Ishiba, dont la coalition pourrait perdre sa majorité à la chambre haute, a multiplié les mesures d’urgence, allant des aides au logement aux subventions énergétiques, en passant par des versements exceptionnels aux citoyens.

Sur le plan monétaire, la Banque du Japon, qui a entamé un resserrement de sa politique en mars, se trouve confrontée à un dilemme. Si l’inflation justifierait une nouvelle hausse des taux, les tensions commerciales avec les États-Unis et les incertitudes économiques pourraient retarder cette décision. Les analystes s’attendent à ce que l’institution maintienne son statu quo dans l’immédiat, tout en préparant une éventuelle action début 2026.

Dans ce contexte, la dépréciation du yen et la hausse des coûts à la production continuent d’alimenter les pressions sur les prix, sans que les salaires ne suivent la même dynamique. Une équation complexe qui place les autorités japonaises face à des défis majeurs dans les mois à venir.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus