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Économie

L’Argentine de Milei, entre embellie économique et fractures sociales

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Le modèle ultralibéral du président argentin profite aux plus aisés tandis qu’une partie de la population peine à subvenir à ses besoins essentiels.

L’économie argentine affiche des signes de reprise sous la présidence de Javier Milei, avec des secteurs comme l’automobile et l’immobilier en nette progression. Les ventes de voitures neuves ont bondi de 78 % sur le premier semestre, atteignant leur meilleur niveau depuis sept ans, tandis que le marché immobilier enregistre une hausse de 22 % des transactions à Buenos Aires. Ces dynamiques s’expliquent par un assouplissement des crédits, une stabilisation du peso et des mesures favorisant les importations.

Pourtant, cette embellie ne profite qu’à une frange de la population. Les ménages les plus modestes, eux, voient leur pouvoir d’achat se réduire. Près de 50 % des Argentins déclarent ne pas parvenir à boucler leurs fins de mois, selon une étude du cabinet Moiguer. Les dépenses non essentielles, comme les friandises ou les desserts, sont souvent sacrifiées au profit des obligations quotidiennes. « Les gens n’achètent que le strict nécessaire », observe Fernando Savore, président d’une fédération d’épiceries.

Le secteur public n’est pas épargné, avec près de 50 000 emplois supprimés en un an et demi. Les salaires, malgré des revalorisations, peinent à suivre l’inflation des services de base. « Ils sont en train d’anéantir la classe moyenne », dénonce Rodolfo Aguilar, syndicaliste.

Malgré ces disparités, une partie de l’électorat conserve sa confiance en Javier Milei, notamment dans des provinces comme Mendoza, où il avait recueilli 70 % des voix en 2023. La question reste de savoir si cette adhésion résistera aux prochaines échéances politiques, alors que les inégalités continuent de se creuser.

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