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Économie

Loïk Le Floch-Prigent, une trajectoire entre sommets industriels et déchéance judiciaire

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L’ancien dirigeant d’Elf et de la SNCF s’est éteint à 81 ans, laissant derrière lui un héritage contrasté, marqué par des succès économiques et des condamnations pénales.

Loïk Le Floch-Prigent, figure emblématique du paysage industriel français, est décédé ce mercredi à Paris des suites d’un cancer. Homme d’influence et de réseaux, il aura traversé plusieurs décennies en incarnant tour à tour le haut dirigeant public et le condamné pour malversations financières.

Né en 1943, ce Breton au regard perçant a gravi les échelons grâce à son engagement au Parti socialiste dès 1971. Propulsé à la tête de Rhône-Poulenc en 1982, il enchaîne les postes de direction au sein des fleurons nationaux. Elf Aquitaine, Gaz de France puis la SNCF ont successivement bénéficié – ou pâti – de son leadership.

Mais sa carrière a basculé avec l’affaire Elf, révélée par la juge Eva Joly. Un système de corruption à grande échelle, impliquant des ministres et des centaines de millions d’euros détournés, lui vaut cinq ans de prison en 2003. Malgré une libération anticipée pour raisons médicales, l’ancien patron connaîtra à nouveau la détention, notamment au Togo dans une affaire d’escroquerie en 2012.

Ces dernières années, il s’était reconverti en conseiller, sollicité tant par la droite que par la gauche, et avait rejoint des cercles proches de l’extrême droite. Pour ses proches, il restait avant tout un patriote, obsédé par la souveraineté industrielle française. Une vision qui n’aura pas suffi à effacer les ombres d’un parcours aussi brillant que controversé.

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