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Économie

Bayrou dévoile un budget sous haute tension

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Le Premier ministre présente ce mardi un projet de finances publiques ambitieux, suscitant déjà des résistances politiques avant même son annonce officielle.

François Bayrou s’apprête à exposer les grandes lignes du budget 2026, marqué par un objectif d’économies de 40 milliards d’euros. Ce plan, qui inclut également une augmentation des crédits militaires, se heurte d’ores et déjà à une opposition déterminée. La tâche s’annonce ardue, tant les marges de manœuvre sont étroites pour ramener le déficit public à 4,6 % du PIB, contre 5,8 % en 2024. Dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques et économiques, le chef du gouvernement a promis de passer au crible toutes les dépenses, sans exception.

Les réactions politiques ne se sont pas fait attendre. Le Rassemblement national, dont le soutien est crucial pour la majorité, a averti qu’il pourrait voter une motion de censure en cas de hausse des impôts ou de mesures jugées trop restrictives. Jean-Philippe Tanguy, figure du parti, a dénoncé l’éventualité d’une « année blanche », qui reviendrait selon lui à ponctionner indirectement les ménages. À gauche, La France insoumise et le Parti socialiste réclament au contraire une contribution accrue des plus aisés, notamment via une taxation des grandes fortunes, une piste écartée par l’exécutif.

Le Premier ministre devra également composer avec les syndicats. Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, a exhorté le gouvernement à s’attaquer aux « actionnaires et rentiers » plutôt qu’aux salariés. Dans ce climat tendu, François Bayrou mise sur une argumentation pédagogique, soutenue par des infographies, pour justifier des choix budgétaires qui toucheront aussi bien l’État que les collectivités locales.

Parmi les pistes envisagées figurent une révision des niches fiscales, une rationalisation des aides aux entreprises et un durcissement des règles de l’assurance chômage. Les dépenses de santé, notamment les transports médicalisés et les arrêts maladie, pourraient également être concernées. Autant de mesures qui promettent de nourrir les débats dans les semaines à venir.

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