Monde
Un père vénézuélien déchiré : son fils expulsé des États-Unis vers une prison salvadorienne
L’angoisse d’un père séparé de son enfant, envoyé dans un centre pénitentiaire réputé pour sa violence, sans aucune explication claire.
Wilmer Gutierrez vit un cauchemar depuis que son fils de 19 ans, Merwil, a été arrêté à New York avant d’être expulsé vers le Salvador. Malgré leurs origines vénézuéliennes, le jeune homme a été transféré dans une prison de haute sécurité, réservée aux membres de gangs, sans que sa famille ne comprenne les raisons de cette décision. Aucune nouvelle ne leur est parvenue depuis, laissant Wilmer dans l’incertitude la plus totale.
Cette situation n’est malheureusement pas isolée. Près de 300 migrants ont subi le même sort ces dernières semaines, renvoyés vers le Salvador dans le cadre d’une politique controversée de l’administration américaine. Une loi datant de 1798, habituellement appliquée en temps de guerre, a été réactivée pour justifier ces expulsions, suscitant l’indignation de plusieurs juridictions qui ont temporairement bloqué son utilisation.
L’arrestation de Merwil, survenue fin février dans le Bronx, reste entourée de mystère. Son père affirme que les agents fédéraux l’ont interpellé sous un faux prétexte avant de le placer en détention. Le dernier contact entre eux remonte à un centre de transit au Texas, où le jeune homme a appris son expulsion imminente. La famille croyait à un retour au Venezuela, mais la destination finale s’est révélée bien différente.
Le parcours des Gutierrez vers les États-Unis avait pourtant été semé d’épreuves. Fuyant la crise économique et politique du Venezuela, ils avaient traversé la dangereuse jungle du Darién avant d’atteindre le sol américain. Un espoir réduit à néant par une procédure expéditive, dénoncée comme arbitraire par des élus et associations de défense des droits.
Wilmer, qui travaille de nuit dans un entrepôt, se bat désormais pour obtenir justice. Il insiste sur l’innocence de son fils, soulignant l’absence de casier judiciaire et de tout tatouage lié à un gang. Des avocats spécialisés envisagent des recours juridiques, qualifiant cette expulsion d’« enlèvement ».
Sur son téléphone, Wilmer conserve les photos de leur périple, dont un cliché de Merwil à 17 ans. « Regardez ce visage d’enfant », murmure-t-il, la voix brisée. Qu’il soit ramené aux États-Unis ou renvoyé au Venezuela, une chose est certaine pour lui : le rêve américain est bel et bien terminé.
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