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Société

Washington interdit de séjour l’ancien commissaire européen Thierry Breton

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_**La décision américaine, qui vise également quatre membres d’ONG, suscite une réprobation unanime au sein de la classe politique française, dénonçant une atteinte à la souveraineté numérique européenne.**_

L’exécutif français a exprimé son ferme désaccord avec la mesure prise par les autorités américaines. Le chef de l’État a qualifié ces restrictions de visa d’actes d’intimidation et de coercition, portant selon lui atteinte à l’autonomie stratégique européenne dans le domaine numérique. Il a rappelé que la régulation européenne avait pour unique objet d’instaurer une concurrence loyale et de transposer en ligne des principes juridiques bien établis, sans cibler aucun pays en particulier.

Plusieurs membres du gouvernement ont emboîté le pas, affirmant que les peuples européens demeuraient seuls souverains pour définir les règles applicables dans leur espace numérique. Au sein de la Commission européenne, un vice-président exécutif a salué l’action de son prédécesseur, menée selon lui dans le strict intérêt général, et a assuré qu’aucune pression extérieure ne saurait remettre en cause cette souveraineté.

La réaction a dépassé les clivages partisans, trouvant un écho jusqu’au sein de l’opposition. Un eurodéputé de la majorité présidentielle a fustigé une sanction qu’il juge scandaleuse, y voyant une preuve de la nécessité de défendre avec vigueur le modèle réglementaire européen. Seul le Rassemblement national a affiché des positions divergentes en son sein, certains de ses élus critiquant la décision américaine tandis que d’autres semblaient la comprendre, pointant des responsabilités européennes.

Cette affaire met en lumière les tensions persistantes entre l’Union européenne et les États-Unis sur la gouvernance du numérique, Bruxelles cherchant à imposer ses propres règles aux géants de la tech, majoritairement américains. L’interdiction de séjour visant l’ancien commissaire est perçue à Paris et dans plusieurs capitales européennes comme un signal politique fort, bien au-delà d’une simple procédure administrative.

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