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Washington intensifie sa campagne militaire dans le Pacifique

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Une nouvelle frappe américaine contre un navire suspecté de transporter de la drogue a fait quatre morts, relançant les interrogations sur la légalité et l’efficacité de cette stratégie.

Les forces armées des États-Unis ont annoncé avoir mené une nouvelle opération dans l’est de l’océan Pacifique. Selon le commandement militaire américain pour l’Amérique latine, le bâtiment ciblé transportait des stupéfiants et circulait dans une zone réputée pour le trafic de drogues. Les autorités militaires affirment que les quatre individus présents à bord ont été tués.

Cette action s’inscrit dans une campagne plus large engagée depuis plusieurs mois, principalement en mer des Caraïbes. Les opérations, qui auraient causé la mort de quatre-vingt-sept personnes, sont justifiées par Washington comme des mesures de lutte contre le narcotrafic. Toutefois, l’absence de preuves publiques étayant systématiquement les liens des embarcations visées avec ce trafic illicite suscite des critiques croissantes.

La controverse s’est particulièrement accentuée autour d’un incident survenu en septembre dernier. Des informations révélées par la presse indiquent que des survivants d’une première attaque sur un navire dans les Caraïbes auraient été tués par une seconde frappe. Un élu démocrate, ayant visionné une vidéo classifiée de l’événement, a décrit une scène montrant des naufragés en détresse, dépourvus de moyen de locomotion, avant d’être touchés. Il a qualifié ces images de profondément troublantes.

L’amiral responsable des opérations spéciales, qui a autorisé cette frappe, s’est exprimé devant des commissions parlementaires. Il a nié avoir reçu du ministre de la Défense un ordre explicite visant à éliminer tous les occupants du bateau. Un sénateur républicain a pour sa part défendu la décision de l’officier, la jugeant appropriée dans le contexte.

Cette stratégie militaire intervient dans un climat de fortes tensions diplomatiques entre Washington et Caracas. L’administration américaine accuse le gouvernement vénézuélien d’être impliqué dans le trafic de stupéfiants, une allégation fermement rejetée par ce dernier, qui y voit un prétexte pour déstabiliser son régime.

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