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Un village palestinien en deuil après la mort de deux jeunes hommes

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La communauté d’Al-Mazra’ah ash-Sharqiyah a rendu hommage à deux victimes de violences en Cisjordanie, dans un climat de tension et de douleur.

Des centaines d’habitants se sont rassemblés ce dimanche dans les rues d’Al-Mazra’ah ash-Sharqiyah, un village de Cisjordanie marqué par une forte diaspora palestinienne aux États-Unis. L’assemblée était venue accompagner les dépouilles de deux jeunes hommes, abattus deux jours plus tôt dans des circonstances encore troubles.

Le premier, Seif Musallet, âgé de 20 ans et détenteur de la double nationalité américano-palestinienne, avait passé l’été en famille avant de trouver la mort sur des terres agricoles voisines. Selon ses proches, il aurait été attaqué par des colons israéliens, qui auraient empêché les secours d’intervenir. L’armée israélienne a pour sa part évoqué des « affrontements violents » et ouvert une enquête.

Le second, Mohammed al-Shalabi, Palestinien de 23 ans, a lui aussi succombé à des blessures infligées vendredi. Son décès s’ajoute à une longue liste de victimes dans ce territoire où les tensions n’ont cessé de croître depuis le déclenchement du conflit à Gaza en octobre 2023.

Sous un soleil de plomb, les deux cercueils, drapés aux couleurs palestiniennes, ont été portés à travers le village avant d’être déposés dans une maison familiale. Les pleurs et les cris de colère ont ponctué la cérémonie, tandis que des adolescents s’étreignaient, le visage marqué par l’émotion.

Les familles des défunts ont dénoncé l’inaction des autorités et réclamé justice. « Nous demandons simplement à vivre en paix sur nos terres », a déclaré l’oncle de Mohammed al-Shalabi, déplorant ce qu’il qualifie d' »attaques barbares ».

Selon les derniers bilans, près d’un millier de Palestiniens ont péri en Cisjordanie depuis le début de l’année, tandis que les violences continuent d’ensanglanter la région. Dans ce contexte, les funérailles de ce dimanche ont pris une dimension symbolique, cristallisant le sentiment d’impuissance et de révolte d’une communauté meurtrie.

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