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Un troisième procès pour un crime sans corps

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L’affaire de la disparition de Narumi Kurosaki ressurgit à Lyon, où l’ex-compagnon de l’étudiante japonaise, déjà condamné à deux reprises, est rejugé pour meurtre. L’accusé maintient sa version malgré un faisceau d’indices accablants.

Nicolas Zepeda comparaît de nouveau devant une cour d’assises, cette fois dans le Rhône, pour le meurtre présumé de son ancienne compagne, Narumi Kurosaki. Cette jeune Japonaise de 21 ans n’a jamais été retrouvée après sa disparition en décembre 2016 à Besançon. L’homme, âgé de 36 ans, avait pourtant été condamné à vingt-huit ans de réclusion criminelle en première instance en 2022, puis en appel l’année suivante. La Cour de cassation a toutefois annulé ce dernier verdict pour un vice de procédure, conduisant à l’ouverture d’un nouveau procès qui s’annonce aussi long que les précédents.

L’accusé, incarcéré depuis son extradition du Chili en 2020, persiste à clamer son innocence. Son avocat a confirmé qu’il continuerait de nier toute implication. Pourtant, l’instruction a reconstitué un scénario précis. Les magistrats estiment qu’il s’agit d’un féminicide prémédité, suivi d’une disparition volontaire du corps. Les deux jeunes gens s’étaient rencontrés au Japon en 2014. À l’automne 2016, Narumi Kurosaki entamait un séjour d’études en Franche-Comté et mettait un terme à leur relation, qu’elle jugeait trop étouffante.

Peu après, Nicolas Zepeda se rendait en France. Les investigations ont établi qu’il avait surveillé son ex-compagne et son nouveau compagnon, se dissimulant près de leur résidence universitaire. La jeune femme a été aperçue pour la dernière fois le 4 décembre en rentrant chez elle. Cette nuit-là, des voisins ont rapporté avoir entendu des cris effrayants provenant de son logement. L’intéressé a, quant à lui, déclaré aux enquêteurs que leur rencontre était fortuite et qu’ils avaient partagé un dîner avant une relation consentie, ce qui aurait expliqué les bruits perçus.

Le parquet a cependant rassemblé de nombreux éléments qui contredisent cette version. Les relevés téléphoniques et les témoignages ont prouvé que l’homme avait préparé son acte. Quelques jours avant les faits, il avait acheté un produit inflammable, des allumettes et un détergent. Après la disparition, des messages et des courriels étranges, supposément envoyés par la victime, ont tenté de faire croire à un voyage à Lyon pour un renouvellement de visa. Un billet de train a même été acheté en son nom, bien qu’elle ne se soit jamais rendue à la gare.

Les recherches ont par ailleurs montré que l’accusé s’était rendu, avant et après la nuit du 4 décembre, dans une zone boisée traversée par une rivière, où le corps aurait pu être enfoui ou immergé. Aucune trace de fugue n’a été retenue, les affaires personnelles de l’étudiante, y compris son portefeuille et son manteau, étant restées dans sa chambre, laquelle présentait des signes de nettoyage récent. Enfin, avant de quitter l’Europe, Nicolas Zepeda se serait enquis auprès d’un proche des méthodes pour déterminer si une personne était décédée après une asphyxie. L’audience lyonnaise devra donc trancher, en l’absence de preuve matérielle et d’aveu, sur la base de cette accumulation d’indices.

1 Commentaire

1 Commentaire

  1. aquasculpt

    17 mars 2026 at 6 h 18 min

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