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Un trésor préhistorique : la Provence, berceau mondial des œufs de dinosaures

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Au pied de la montagne Sainte-Victoire, des scientifiques exhument par centaines des fossiles uniques, témoins d’un écosystème disparu il y a 75 millions d’années.

Sous le soleil provençal, une équipe de paléontologues scrute minutieusement les couches d’argile rouge d’un site exceptionnel, dissimulé au public pour le protéger. Ici, chaque coup de pinceau peut révéler un fragment d’histoire : des œufs fossilisés de dinosaures, dispersés en abondance sur ce territoire préservé. Avec près d’un spécimen par mètre carré, le gisement pourrait en contenir des millions, faisant de ce lieu l’un des plus riches au monde.

La particularité de ces œufs ? Leur mystère. Aucun embryon n’a encore été identifié à l’intérieur, laissant planer le doute sur les espèces qui les ont pondus. Seule certitude : leur forme ronde indique qu’ils appartenaient à des herbivores, probablement des Rhabdodons ou des Titanosaures, autrefois maîtres des lieux. La découverte d’un fœtus fossilisé deviendrait alors une avancée majeure, comparable à celle du célèbre « Baby Yingliang » en Chine.

Les fouilles, menées discrètement une fois par an, permettent de prélever des ossements et des coquilles sans altérer le paysage. Une démarche scientifique rigoureuse, contrastant avec les pillages passés qui ont marqué l’histoire du site. Classée réserve naturelle en 1994, la zone est désormais protégée, mais son potentiel touristique et éducatif commence à être envisagé.

Il y a des millions d’années, cette région ressemblait à une vaste zone marécageuse, peuplée de palmiers et de conifères, bien loin des oliviers et des pins d’aujourd’hui. Une île s’étendant de l’Espagne au Massif central, refuge d’espèces endémiques, dont des prédateurs comme le Variraptor. Les plaines inondables, riches en limon, offraient des conditions idéales pour la nidification et la fossilisation.

Alors que la réserve s’apprête à doubler de superficie d’ici 2026, les chercheurs gardent l’espoir de percer les secrets de ce patrimoine unique. Entre science et préservation, la Provence confirme son statut de sanctuaire paléontologique, où chaque pierre raconte l’ère des géants disparus.

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