Nous rejoindre sur les réseaux

Planète

Un traité mondial sur le plastique dans l’impasse à Genève

Article

le

Les négociations patinent face aux divergences profondes entre pays producteurs de pétrole et défenseurs de l’environnement, menaçant l’ambition d’un accord contraignant.

Les discussions onusiennes pour aboutir au premier traité international contre la pollution plastique connaissent des tensions croissantes à Genève. Alors que les délégations de 184 États doivent rendre leur copie jeudi, les désaccords persistent sur les mesures clés, plongeant les négociateurs dans une impasse critique.

La dernière version du texte, attendue dans la journée, suscite déjà des craintes parmi les observateurs. Les compromis envisagés risquent de diluer considérablement la portée du futur accord. Les pays producteurs de pétrole, farouchement opposés à toute limitation de la production de plastique ou à l’interdiction de substances nocives, font face à une coalition de nations soutenues par les ONG, qui réclament des mesures ambitieuses.

Plusieurs sources diplomatiques confirment que les échanges restent extrêmement tendus. Les ministres présents sur place tentent en vain de débloquer les discussions, mais les positions semblent irréconciliables. Une réunion plénière est prévue pour évaluer les avancées, mais les attentes sont modestes.

Les organisations environnementales dénoncent un texte a minima, loin des engagements nécessaires pour endiguer la crise mondiale du plastique. Certains experts redoutent un accord a minima, conclu dans la précipitation, qui ne permettrait pas de répondre aux enjeux environnementaux et sanitaires.

Les divergences portent également sur l’architecture même du futur traité. Alors que certains pays insistent sur la nécessité d’un cadre évolutif, d’autres refusent toute perspective de renforcement ultérieur des obligations. Cette polarisation reflète des visions radicalement différentes, entre logiques industrielles et impératifs écologiques.

Dans ce contexte, la conclusion d’un accord significatif apparaît de plus en plus incertaine. Les observateurs s’inquiètent désormais d’un échec qui reporterait à plus tard l’adoption de mesures contraignantes pour réduire la pollution plastique, dont les effets dévastateurs sont pourtant largement documentés.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus