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Société

Un propriétaire de chat confronté à une amende colossale pour une adoption en apparence banale

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En adoptant un chat dans une association, un habitant de Sète ignorait que l’animal provenait de Tunisie. Cette origine, découverte des années plus tard, a failli entraîner des poursuites judiciaires extrêmement lourdes et la mise en danger de l’animal.

Un résident de Sète a vécu une mésaventure administrative des plus singulières après avoir découvert que le chat qu’il avait accueilli plusieurs années auparavant avait été introduit illégalement en France. L’homme, qui avait adopté l’animal nommé Tigrou auprès d’une association locale en 2022, pensait offrir un nouveau foyer à un chat sans histoire. L’identification électronique du félin, cependant, était restée illisible pour l’association comme pour les vétérinaires consultés, sans que cela n’éveille initialement de soupçons particuliers.

La situation a basculé début 2026, à la suite de soins vétérinaires. Sur les conseils de son praticien, le propriétaire a entrepris de faire établir la carte I-CAD, le document officiel d’identification. C’est alors que l’administration, parvenant enfin à lire la puce, a révélé l’origine tunisienne de Tigrou. En l’absence de tout justificatif d’importation légale, le propriétaire s’est retrouvé exposé à des sanctions prévues par la réglementation sanitaire, pouvant théoriquement inclure une amende très importante, une peine d’emprisonnement et l’euthanasie de l’animal.

Face à cette perspective, le propriétaire s’est immédiatement rendu à la Direction départementale de la protection des populations. Il a présenté un dossier complet comprenant l’ensemble des factures vétérinaires attestant des soins prodigués depuis 2022, ainsi qu’un courriel confirmant la remise de l’animal par l’association. Après examen, les services de l’État ont considéré ces éléments et ont décidé de classer le dossier. La préfecture a ensuite régularisé la situation administrative du chat, permettant à Tigrou de rester légalement auprès de son maître, désormais reconnu comme son propriétaire officiel.

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