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Politique

Un parlementaire ciblé par des menaces de mort à caractère raciste

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_**Le député Carlos Martens Bilongo a saisi la justice après la réception de courriers anonymes d’une extrême violence, un épisode que ses conseils juridiques qualifient de symptomatique d’un phénomène plus large.**_

Le parlementaire de La France insoumise a déposé une plainte contre X auprès du parquet de Paris. La procédure vise des faits de menaces de mort et d’injures non publiques à caractère raciste. Cette démarche fait suite à la réception, au début du mois de janvier, de neuf lettres manuscrites ou dactylographiées adressées à son bureau. Les missives, signées par des expéditeurs anonymes, contenaient des propos d’une brutalité inouïe, mêlant insultes raciales et appels explicites à la violence physique contre l’élu et sa famille. L’une d’entre elles était paraphée du nom d’une figure historique de la collaboration, une autre faisait référence à un groupe étudiant d’extrême droite aujourd’hui dissous.

Les avocats du député ont rendu public un communiqué détaillant ces agissements. Ils estiment que cet épisode s’inscrit dans un schéma de harcèlement raciste répété et systémique, dont leur client serait la cible depuis son entrée à l’Assemblée nationale. Selon eux, ce phénomène serait alimenté, pour une part significative, par les prises de parole de certains influenceurs, médias et personnalités politiques se rattachant à des mouvances identitaires. Ils relient notamment cette nouvelle vague de haine à une précédente plainte déposée par l’élu contre une chaîne d’information en continu, qu’il accuse d’avoir déformé ses propos.

L’élu du Val-d’Oise a confirmé son intention de rendre publics les courriers incriminés sur ses réseaux sociaux afin, a-t-il déclaré, que l’opinion puisse prendre la mesure des attaques subies. Il a appelé l’ensemble de la classe politique à une condamnation ferme et sans ambiguïté de ces agissements, qualifiés de racistes et de négrophobes. Cette affaire intervient alors que plusieurs autres élus, dont une ministre et une vice-présidente de l’Assemblée nationale, ont engagé des poursuites judiciaires ces derniers mois après avoir été victimes d’injures ou de harcèlement similaires.

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