Culture
Un orgue monumental pour la cathédrale Saint-Guy de Prague
Après près d’un siècle d’attente, le joyau gothique pragois s’apprête à recevoir un instrument symphonique à la mesure de son architecture exceptionnelle.
La cathédrale Saint-Guy de Prague vient d’être dotée d’un orgue d’une envergure exceptionnelle, près de sept cents ans après le début de sa construction. Ce chef-d’œuvre gothique, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, avait jusqu’à présent accueilli une douzaine d’instruments, le dernier datant de 1931 s’étant révélé inadapté à l’acoustique des lieux. Les spécialistes attendaient depuis presque un siècle cette réalisation qui comble enfin les exigences sonores de l’édifice.
L’instrument, d’une conception résolument contemporaine, semble suspendu au-dessus du chœur dans la partie occidentale de la nef. Malgré ses quarante-cinq tonnes, il dégage une impression de légèreté accentuée par ses éléments décoratifs en verre, œuvres du designer des trophées du Tour de France. Ces ornements captent magistralement la lumière filtrant par la rosace, créant un jeu visuel remarquable.
Construit dans les ateliers du facteur allemand Gerhard Grenzing en Espagne, l’orgue compte plus de six mille tuyaux dont les dimensions varient de quelques millimètres à onze mètres. Le fabricant a spécialement adapté la sonorité de l’instrument aux particularités acoustiques tchèques en étudiant attentivement les orgues locales. Des ajustements supplémentaires ont été nécessaires pour compenser l’absorption sonore provoquée par les murs en grès poreux de la cathédrale.
Actuellement en phase d’accordage, l’instrument ne sera dévoilé au public qu’en juin 2026 lors d’un concert inaugural avec l’Orchestre philharmonique tchèque. Les réglages, nécessitant neuf cents heures de travail, obligent la cathédrale à fermer plus tôt chaque jour. Un harmoniste français dirige ces opérations délicates qui consistent à ajuster chaque tuyau individuellement dans un silence absolu.
Le financement de ce projet, initié en 2017, a mobilisé une large participation citoyenne. Des dizaines de milliers de donateurs ont contribué à hauteur de 4,7 millions d’euros, certains allant jusqu’à vendre des objets familiaux ou récolter des fonds à l’étranger. De nombreux contributeurs ont parrainé un tuyau qui portera durablement leur nom, reproduisant ainsi l’élan patriotique qui avait présidé à la construction du Théâtre national à la fin du XIXe siècle.
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