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Un nouveau chapitre s’ouvre entre Paris et Alger

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Après une période de fortes tensions, la France et l’Algérie ont convenu de relancer leur collaboration en matière de sécurité, marquant une première étape vers une normalisation de leurs relations.

Les deux pays ont acté la reprise d’une coopération sécuritaire de haut niveau, à l’issue d’une visite du ministre français de l’Intérieur à Alger. Cette décision intervient dans un contexte diplomatique longtemps marqué par des désaccords persistants, notamment sur la gestion des flux migratoires et plusieurs contentieux bilatéraux. Les discussions ont permis de convenir d’un cadre de travail visant à restaurer, puis à intensifier, les échanges dans les domaines judiciaire, policier et du renseignement.

Le processus de réadmission des ressortissants algériens en situation irrégulière en France, dossier épineux suspendu depuis plusieurs mois, a également été abordé. Les autorités algériennes se sont engagées à œuvrer avec leurs homologues françaises pour une amélioration significative sur ce point. Les modalités opérationnelles de cette coopération renouvelée doivent être précisées dans les prochaines semaines.

Cette rencontre a réuni les dirigeants des principaux services de sécurité des deux nations. La volonté affichée est de parvenir rapidement à une mise en œuvre concrète des accords. La lutte contre le terrorisme et le trafic de stupéfiants figuraient parmi les priorités évoquées, l’Algérie occupant une position géostratégique clé aux portes du Sahel.

Cette initiative diplomatique survient après une série de crises ayant considérablement altéré le dialogue entre les deux capitales. La reconnaissance par Paris d’un plan d’autonomie pour le Sahara occidental sous souveraineté marocaine, à l’été 2024, avait provoqué un vif mécontentement à Alger et le retrait de son ambassadeur. D’autres incidents, incluant des affaires judiciaires sensibles et des expulsions réciproques de diplomates, avaient ensuite contribué à entretenir les frictions.

Le déplacement ministériel, préparé de longue date, semble bénéficier d’un climat apaisé par des initiatives de dialogue antérieures. Il s’agit du premier voyage d’un ministre français de l’Intérieur sur le sol algérien depuis plusieurs années. Cette étape est perçue comme un test pour la capacité des deux gouvernements à engager une relation plus constructive, au-delà des héritages historiques et des divergences politiques récentes.

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