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Un ministre russe disparaît dans des circonstances troubles

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La mort soudaine d’un haut responsable relance les interrogations sur les tensions au sein du pouvoir moscovite.

Le décès du ministre russe des Transports, Roman Starovoït, survenu peu après son éviction du gouvernement, a provoqué une onde de choc dans les cercles dirigeants. Les obsèques de l’ancien gouverneur de Koursk se sont déroulées dans une atmosphère pesante à Saint-Pétersbourg, en l’absence notable du président Vladimir Poutine.

Selon plusieurs sources, l’enquête préliminaire évoque une issue volontaire, bien que les circonstances exactes demeurent obscures. Des informations non confirmées font état d’une procédure judiciaire en préparation pour des malversations financières. Le défunt, âgé de 53 ans, avait été nommé à ce poste ministériel en 2024 avant de perdre ses fonctions brutalement.

Parmi les proches rassemblés devant le cercueil, l’incompréhension dominait. « C’était un homme plein de vitalité, passionné par son travail », confiait une connaissance sous couvert d’anonymat. Les hommages officiels sont restés discrets, contrastant avec le faste habituel entourant les funérailles de hauts dignitaires.

Cette affaire intervient dans un contexte de durcissement des contrôles sur la gestion des fonds publics, particulièrement sensibles depuis le début des opérations militaires en Ukraine. Plusieurs responsables régionaux et militaires ont récemment fait l’objet de sanctions pour détournement présumé de ressources destinées à l’effort de guerre.

Des observateurs pointent une évolution des pratiques au sein de l’appareil d’État. « Les anciennes protections ne semblent plus opérer avec la même efficacité », analyse un expert sous couvert d’anonymat. Cette situation générerait une nervosité croissante parmi les cadres supérieurs, désormais soumis à une surveillance accrue.

Le cas Starovoït rappelle celui de son successeur à Koursk, arrêté au printemps pour des irrégularités dans la construction de défenses frontalières. Ces épisodes successifs dessinent les contours d’une reconfiguration des équilibres internes, où la lutte contre la corruption sert aussi de levier pour régler des comptes politiques.

Alors que Moscou poursuit son engagement militaire, la rigueur affichée en matière de gestion publique apparaît comme un message à double tranchant. D’un côté, elle vise à rassurer l’opinion sur la moralisation des institutions. De l’autre, elle alimente les craintes d’une élite confrontée à des règles du jeu de plus en plus imprévisibles.

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