Monde
Un militaire prend les rênes de Madagascar après la chute de Rajoelina
Le colonel Michael Randrianirina accède à la présidence dans un contexte de transition politique, tandis que l’ancien chef de l’État a quitté le territoire national après des menaces contre sa sécurité.
Le pouvoir malgache connaît une transition historique avec l’investiture prévue ce vendredi du colonel Michael Randrianirina. Ce dernier a été désigné par la plus haute juridiction du pays pour assumer les fonctions de président de la refondation de la République. L’officier, âgé de 51 ans, a tenu à préciser que cette passation de pouvoir respectait les procédures légales en vigueur et ne constituait en aucun cas un coup d’État. Il a souligné que le futur gouvernement serait principalement civil, tout en intégrant des militaires au sein du conseil présidentiel.
Cette évolution politique intervient après trois semaines de mobilisations populaires, déclenchées initialement par des pénuries récurrentes d’eau et d’électricité. Les manifestations, portées par une jeunesse déterminée, ont progressivement élargi leurs revendications pour exiger un changement de régime. La répression des mouvements de protestation a entraîné la mort d’au moins vingt-deux personnes et fait une centaine de blessés selon les Nations unies.
Dans la capitale Antananarivo, l’atmosphère est radicalement différente de celle des jours précédents. Les barrages militaires ont disparu, laissant place à des scènes de liesse populaire. Sur la place du 13-Mai, épicentre de la contestation, des concerts et des animations ont remplacé la présence des blindés. Les habitants profitent d’un retour à la normale après des semaines de tensions.
L’ancien président Andry Rajoelina, destitué par l’Assemblée nationale, a quitté le territoire national entre le 11 et le 12 octobre. Son entourage a évoqué des menaces directes pesant sur sa sécurité. Cette confirmation fait suite aux informations faisant état de son exfiltration avec l’appui des forces françaises. M. Rajoelina, arrivé au pouvoir en 2009 suite à un mouvement populaire, avait été réélu en 2018 et 2023 dans des conditions controversées.
La communauté internationale observe cette transition avec une vigilance particulière. L’Union africaine a suspendu Madagascar de ses instances, tandis que le secrétaire général des Nations unies a exprimé sa profonde préoccupation face à ce changement de pouvoir. La France, ancienne puissance coloniale, a rappelé l’importance du respect des principes démocratiques et de l’État de droit.
Le nouveau dirigeant a annoncé son intention d’organiser des élections dans un délai de dix-huit à vingt-quatre mois. Il a également promis de mettre en place rapidement un processus de consultation pour désigner un Premier ministre. Le colonel Randrianirina, connu pour ses positions critiques envers l’ancien régime, avait été incarcéré plusieurs mois pour incitation à la mutinerie.
Madagascar, marqué par une longue histoire d’instabilité politique, reste confronté à une pauvreté endémique. Plus de 80 % de sa population vit sous le seuil de pauvreté international, avec moins de 2,80 euros par jour. Cette transition politique ouvre une nouvelle page dans l’histoire mouvementée de la Grande Île.
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