Nous rejoindre sur les réseaux

Planète

Un hiver de grâce à Kaboul

Article

le

Les premières neiges ont apporté un répit inattendu aux habitants de la capitale afghane, mêlant des instants de légèreté à un profond soulagement face à la crise hydrique qui menace la ville.

Un voile blanc a recouvert Kaboul, transformant pour quelques heures le paysage urbain. Les enfants, privés de luges traditionnelles, ont dévalé les pentes sur des sacs en plastique, tandis que des adolescents s’adonnaient à des batailles de boules de neige au milieu des artères habituellement congestionnées. Pour de nombreuses familles, ce phénomène météorologique a constitué un événement rare, presque festif, immortalisé par des photographies.

Cette précipitation neigeuse, survenue bien plus tardivement que les années précédentes, était attendue avec une certaine anxiété. Une jeune habitante confie que l’absence de neige au cœur de l’hiver avait suscité des inquiétudes et des prières collectives. Le soulagement fut palpable lorsque les flocons se sont finalement mis à tomber.

Au-delà de la joie manifeste, cet épisode hivernal revêt une importance cruciale pour l’approvisionnement en eau de la métropole. La capitale afghane, comme l’ensemble du pays, subit de plein fouet les effets du dérèglement climatique, qui perturbe les cycles saisonniers et assèche les ressources. Les nappes phréatiques, déjà en tension extrême, pourraient atteindre un point critique dans les prochaines années. Un chef de famille explique que le puits profond qui approvisionnait son foyer s’est tari l’an passé. Il espère désormais que cette neige contribuera à recharger les réserves souterraines.

La ville, paralysée par la neige, a connu une accalmie inhabituelle. La circulation intense et chaotique s’est estompée, de nombreux automobilistes ayant renoncé à utiliser leur véhicule. Cette quiétude relative a permis aux piétons de se réapproprier les rues dans une atmosphère apaisée. Les vendeurs ambulants proposant des boissons chaudes ont vu leur clientèle augmenter sensiblement.

Si cet événement a été vécu comme une bénédiction à Kaboul, il a eu des conséquences plus sévères dans d’autres régions du pays, où de fortes intempéries ont causé des pertes humaines et isolé des communautés. Dans la capitale, l’épisode s’est déroulé sans incident majeur, offrant aux habitants un répit précieux, à la fois source d’eau espérée et d’un bref retour à une forme de normalité.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus