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Économie

Un élu retourne le portrait présidentiel pour alerter sur l’immobilisme budgétaire

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Dans la commune de La Turballe, le premier magistrat a choisi un geste symbolique pour exprimer son inquiétude face aux délais d’adoption du budget de l’État, avant de se plier à un rappel à l’ordre administratif.

Le portrait officiel du chef de l’État a été momentanément retourné dans le hall de la mairie de La Turballe, en Loire-Atlantique. Cette action, initiée par le maire Didier Cadro, visait à manifester son désaccord face à la lenteur perçue dans le processus parlementaire d’adoption du budget national. L’élu, qui dirige une commune d’environ cinq mille habitants, souhaitait par ce moyen attirer l’attention sur les conséquences concrètes de ce retard pour les secteurs clés de son territoire.

L’agriculture, la pêche, les entreprises locales et l’insertion professionnelle des jeunes figurent parmi les domaines qui, selon lui, pâtissent de l’incertitude liée à l’absence de budget voté. Il a également lancé un appel aux parlementaires pour qu’un dialogue constructif permette une résolution rapide de cette impasse. Ce geste de protestation, bien que pacifique et éphémère, s’est heurté à une obligation réglementaire récente.

Un amendement législatif, adopté au printemps 2023, rend en effet obligatoire l’affichage du portrait présidentiel dans les bâtiments communaux. La position inversée du cadre constituait donc un manquement à cette règle. Les services de l’État, par le biais de la sous-préfecture, ont adressé un rappel à l’ordre au maire, l’invitant à rectifier la situation. L’édile s’est conformé à cette injonction dès le lendemain de sa réception.

L’intéressé a tenu à préciser que son initiative ne relevait ni d’une posture de défaitisme ni d’une calcul politique à l’approche des échéances électorales locales. Il a affirmé avoir voulu lancer un signal d’alarme tout en réaffirmant son attachement au fonctionnement des institutions républicaines. Cette séquence illustre les tensions qui peuvent naître, au niveau local, des délais de décision au sommet de l’État.

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