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Un duel serré pour la présidence du Honduras après la reprise du dépouillement

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La course à la présidence hondurienne se resserre à l’issue d’une interruption du comptage. Le candidat soutenu par l’ancien président américain Donald Trump a désormais rattrapé son retard, se plaçant au coude-à-coude avec son principal rival de droite, tandis que la gauche au pouvoir est largement distancée.

Le processus de dépouillement de l’élection présidentielle a repris ses droits mardi, après une suspension ayant suscité des tensions. Les derniers résultats, portant sur plus de soixante pour cent des procès-verbaux, dessinent une compétition extrêmement serrée entre les deux favoris de la droite. L’animateur de télévision Salvador Nasralla, en lice pour la troisième fois, conserve une avance ténue, estimée à environ dix mille voix, sur l’homme d’affaires Nasry Asfura. Ce dernier, soutenu par l’ancien locataire de la Maison Blanche Donald Trump, a ainsi inversé la tendance après avoir été légèrement devancé en début de semaine.

L’autorité électorale a invoqué des difficultés techniques pour justifier la pause dans le comptage, tout en s’engageant à respecter strictement la volonté des urnes dans le délai constitutionnel. Elle a par ailleurs annoncé la mise en place d’un dispositif permettant aux médias et aux partis de suivre en temps réel l’avancée des opérations, afin de garantir la transparence du processus. La présidente du Conseil national électoral avait précédemment évoqué une « égalité technique » entre les deux candidats, en raison d’une marge séparatrice inférieure à la marge d’erreur statistique.

Les réactions des principaux concernés reflètent la tension ambiante. Salvador Nasralla s’est félicité de la tournure des événements sur les réseaux sociaux, affirmant que les chiffres confirmaient la victoire du peuple. De son côté, Nasry Asfura s’est contenté d’un commentaire plus sobre, laissant entendre que les résultats finaux parleraient d’eux-mêmes. La mission d’observation de l’Union européenne a pour sa part appelé au calme et à la retenue de tous les acteurs politiques.

Le scrutin de dimanche a par ailleurs acté un net rejet de la gauche au pouvoir, incarnée par la candidate Rixi Moncada, reléguée à une vingtaine de points derrière les deux finalistes. La campagne avait été marquée par des discours mettant en garde contre un possible alignement du Honduras sur le modèle vénézuélien en cas de réélection de la majorité sortante.

L’ombre de l’ancien président américain Donald Trump a plané sur cette élection, notamment par le biais de déclarations soutenant ouvertement Nasry Asfura. L’intéressé a récemment accordé sa grâce à l’ancien président hondurien Juan Orlando Hernandez, condamné aux États-Unis pour trafic de stupéfiants, une décision justifiée par M. Trump comme une correction des excès de l’administration Biden. Cette mesure, perçue par une partie de la population comme une ingérence, a ajouté une dimension géopolitique particulière à un scrutin déjà très disputé.

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