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Un dialogue institutionnel s’ouvre à Paris, sans les principaux indépendantistes kanaks
Le président de la République a lancé un nouveau cycle de discussions sur l’avenir de la Nouvelle-Calédonie. L’absence du FLNKS, principale formation indépendantiste, assombrit toutefois les perspectives d’un accord.
Emmanuel Macron a réuni ce vendredi à l’Élysée l’ensemble des forces politiques calédoniennes, à l’exception notable du Front de libération nationale kanak et socialiste. Le chef de l’État a affirmé sa volonté de progresser sur la stabilisation institutionnelle du territoire, en évitant à la fois toute précipitation et toute forme d’immobilisme. Il a exprimé ses regrets concernant le refus du FLNKS de participer aux échanges, tout en saluant la démarche des délégations présentes.
L’objectif affiché de cette rencontre consistait à apporter des précisions à l’accord de Bougival, signé en juillet dernier entre l’État, des formations indépendantistes et des partisans du maintien dans la République. Ce texte prévoit la création d’un État calédonien au sein de la République française, doté d’une nationalité propre. Son rejet par la base du FLNKS, qui y voit une entrave à l’accès à la pleine souveraineté, constitue l’un des principaux obstacles actuels.
Les participants loyalistes et indépendantistes modérés ont souligné l’urgence de parvenir à une solution. Plusieurs d’entre eux ont toutefois reconnu que l’absence du FLNKS affaiblissait considérablement la portée des discussions. Parmi les sujets de désaccord persistants figure en bonne place la réforme du corps électoral provincial, gelé depuis 1998. Les partisans d’un élargissement du scrutin estiment indispensable cette évolution avant la tenue des prochaines élections provinciales.
Si l’exécutif français se dit confiant dans la possibilité de dégager un compromis soutenu par une large majorité des élus du Congrès calédonien, la voie vers une adoption définitive reste étroite. Tout accord devra en effet être intégré à un projet de révision constitutionnelle, puis obtenir une majorité des trois cinquièmes au Parlement réuni en Congrès. En cas de succès, une consultation de la population locale serait organisée, précédant la tenue des scrutins provinciaux.
Des travaux techniques doivent se poursuivre ce week-end au ministère des Outre-mer, afin d’approfondir des questions telles que la reconnaissance de l’identité kanak ou l’exercice des compétences régaliennes. La recherche d’un consensus élargi, jugé essentiel pour la pérennité de tout accord, se heurte cependant à la complexité des positions en présence et à la fragilité du dialogue engagé.
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