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Un détenu multirécidiviste blesse grièvement trois surveillants à Aix-Luynes

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Un homme de 23 ans, déjà connu pour des violences en détention, a attaqué des agents pénitentiaires avec une paire de ciseaux vendredi matin. L’un d’eux a été hospitalisé à la suite de cette agression survenue dans un bureau de l’établissement.

Un détenu de 23 ans, incarcéré à la maison d’arrêt d’Aix-Luynes, dans les Bouches-du-Rhône, a violemment agressé trois surveillants pénitentiaires vendredi. L’individu, placé en garde à vue, a utilisé une paire de ciseaux pour porter plusieurs coups, notamment au niveau du cou d’un agent. Ce dernier a été évacué vers un hôpital, où son pronostic vital n’est pas engagé. Les deux autres fonctionnaires ont également été blessés, l’un d’eux présentant un état de choc.

Les faits se sont produits peu avant huit heures, alors que le détenu était convoqué pour s’expliquer au sujet d’une altercation survenue la veille avec son codétenu. C’est dans le bureau des surveillants qu’il s’est saisi de l’objet contondant avant de passer à l’action. Les premiers éléments de l’enquête indiquent que l’agresseur, de nationalité française, purge une détention provisoire dans l’attente de son jugement pour des faits de viol et de violences conjugales.

Son parcjudiciaire est marqué par plusieurs condamnations pour des actes similaires commis dans d’autres établissements pénitentiaires. Transféré à Aix-Luynes au printemps dernier, il avait déjà fait l’objet de sanctions disciplinaires pour des violences sur des personnels lors de ses précédentes incarcérations.

Cette nouvelle agression relance le débat sur les conditions de détention et la sécurité dans les prisons françaises, régulièrement pointées du doigt pour leur surpopulation chronique. L’établissement d’Aix-Luynes, l’un des plus importants du pays, fonctionne avec un taux d’occupation avoisinant les 150 pour cent, hébergeant près de deux mille détenus pour une capacité théorique de mille deux cents places. Cette situation, attribuée en partie à l’afflux de personnes impliquées dans des affaires de banditisme liées au trafic de stupéfiants, complique la prise en charge individualisée des détenus les plus instables.

Les organisations syndicales, présentes sur place pour soutenir les agents victimes de l’agression, dénoncent un manque de moyens et des effectifs insuffisants pour assurer des conditions de travail sécurisées. Elles évoquent la possibilité de mesures de protestation dans les prochains jours. Une information judiciaire a été ouverte pour des chefs de tentative d’homicide volontaire et de violences en récidive sur personne dépositaire de l’autorité publique.

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