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Économie

Un budget de compromis, une méthode en suspens

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Le Premier ministre Sébastien Lecornu a présenté ce vendredi les grandes lignes d’un nouveau projet de loi de finances, qualifié de « meilleur » et plus équilibré, tout en dénonçant les manœuvres parlementaires qui entravent son adoption.

Devant les caméras, le chef du gouvernement a exposé un texte budgétaire qu’il présente comme le fruit de concessions. Il a toutefois laissé planer le doute sur la procédure législative qui sera finalement retenue pour le faire voter, sans évoquer explicitement l’éventualité d’un recours à l’article 49.3 de la Constitution. Dans son allocution, il a fustigé ce qu’il a décrit comme une obstruction délibérée de la part de certains élus, accusant une minorité de privilégier les affrontements politiques au travail parlementaire constructif.

Le projet s’articule autour de plusieurs mesures sociales destinées à préserver le pouvoir d’achat. Une revalorisation de la prime d’activité, d’un montant de cinquante euros mensuels, est ainsi prévue pour plus de trois millions de foyers. Le gouvernement s’engage par ailleurs à ne procéder à aucune hausse d’impôt direct pour les ménages et à écarter toute modification de la fiscalité applicable aux pensions de retraite. Les allocations personnalisées au logement ainsi que les aides destinées aux personnes en situation de handicap seront sanctuarisées.

Le volet éducatif et jeunesse figure également parmi les priorités affichées. La généralisation du repas à un euro dans les restaurants universitaires, promise pour le mois de mai prochain, a été confirmée. Le maintien du niveau des bourses étudiantes et la création de deux mille postes dans l’Éducation nationale complètent ce dispositif. Par ailleurs, face aux tensions persistantes dans le secteur agricole, le Premier ministre a réaffirmé que les engagements récemment pris envers les exploitants seraient intégralement respectés.

Enfin, pour répondre aux difficultés du marché immobilier, une enveloppe supplémentaire de quatre cents millions d’euros sera allouée aux bailleurs sociaux. Le programme MaPrimeRénov’, destiné à la rénovation énergétique des logements, est quant à lui pérennisé pour l’année à venir. L’objectif affiché par l’exécutif reste de poursuivre la réduction du déficit public, tout en adaptant sa trajectoire aux réalités économiques et sociales du moment.

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