Nous rejoindre sur les réseaux

News

Un accord historique pour l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie

Article

le

Les forces politiques locales ont trouvé un compromis inédit, ouvrant la voie à un État calédonien au sein de la République française.

Après dix jours de négociations près de Paris, les représentants indépendantistes et loyalistes de Nouvelle-Calédonie ont scellé un accord qualifié d’historique. Ce texte prévoit la création d’un « État de la Nouvelle-Calédonie », intégré à la Constitution française, marquant une étape décisive dans l’évolution institutionnelle de ce territoire du Pacifique sud.

Le projet, encore soumis à l’approbation des partis locaux, instaure une nationalité calédonienne, tout en maintenant la citoyenneté française pour les habitants répondant aux critères définis. Les signataires, reçus à l’Élysée, ont souligné la complexité de faire accepter ce compromis sur le terrain, où les positions restent polarisées.

Parmi les points clés figure l’élargissement du corps électoral à partir de 2031, incluant les résidents installés depuis au moins dix ans. Une mesure sensible, après les tensions liées à cette question en 2024. L’accord évite toutefois un nouveau référendum d’autodétermination, privilégiant une consultation locale en février 2026 pour valider le texte définitif.

Sur le plan économique, le document évoque un « pacte de refondation », notamment pour relancer la filière du nickel, pilier de l’économie calédonienne. Les détails restent à préciser, mais l’objectif affiché est de concilier stabilité politique et développement durable.

Si les réactions politiques en métropole saluent majoritairement cette avancée, les acteurs locaux anticipent des débats animés dans l’archipel. La voie du compromis, bien que fragile, offre une perspective inédite de réconciliation après des décennies de divisions.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus