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Trump en guerre contre la Cour suprême après un nouveau revers sur l’immigration

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Le président américain s’insurge contre la décision des juges qui bloquent ses mesures d’expulsion des migrants vénézuéliens, qualifiant cette décision d’entrave à sa politique.

Donald Trump a vivement réagi après que la Cour suprême des États-Unis, pourtant dominée par des conservateurs, a confirmé l’interdiction d’expulser des migrants vénézuéliens sous couvert d’une loi datant du XVIIIe siècle. Dans un message en majuscules publié sur son réseau social, l’ancien président a fustigé l’institution judiciaire, l’accusant de l’empêcher de mener à bien sa mission de lutte contre l’immigration illégale.

Depuis son retour au pouvoir, Trump a fait de la fermeté migratoire l’une de ses priorités, dénonçant régulièrement une « invasion » du territoire américain par des étrangers qu’il assimile à des criminels. Cependant, ses projets d’expulsions massives se heurtent systématiquement à des blocages judiciaires. Plusieurs tribunaux, y compris la Cour suprême, ont temporairement suspendu l’application d’une loi de 1798, initialement conçue pour les périodes de guerre, estimant qu’elle ne pouvait être utilisée sans garantir aux concernés le droit de se défendre.

En mars, l’administration Trump avait invoqué ce texte pour cibler les membres présumés du gang Tren de Aragua, qualifié d’organisation terroriste. Près de 300 personnes, majoritairement des Vénézuéliens, avaient alors été expulsées vers le Salvador, où elles ont été placées dans une prison réputée pour ses conditions extrêmement rigoureuses. La Cour suprême a toutefois jugé que ces procédures, menées avec un préavis minimal de 24 heures, violaient les droits fondamentaux des migrants.

Dans sa décision, la haute juridiction a toutefois reconnu les enjeux de sécurité nationale soulevés par le gouvernement, tout en demandant aux tribunaux inférieurs d’examiner rapidement le fond du dossier. L’administration Trump, de son côté, menace désormais de restreindre les recours juridiques des migrants si les obstacles judiciaires persistent, accusant les magistrats d’empiéter sur les prérogatives de l’exécutif.

Cette nouvelle confrontation illustre les tensions persistantes entre la Maison Blanche et le pouvoir judiciaire, dans un contexte où la politique migratoire reste un sujet clivant.

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