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Trois proches de Mohamed Al-Fayed entendues par la police londonienne

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_**L’enquête sur les agissements présumés du défunt magnat égyptien franchit une nouvelle étape judiciaire, avec l’audition de trois femmes soupçonnées de complicité.**_

La police métropolitaine de Londres a annoncé avoir interrogé trois femmes dans le cadre de l’instruction visant l’ancien propriétaire du grand magasin Harrods, Mohamed Al-Fayed. Ces dernières, âgées d’une quarantaine, d’une cinquantaine et d’une soixantaine d’années, sont suspectées d’avoir joué un rôle dans des faits de traite des êtres humains à des fins d’exploitation sexuelle et de complicité de viol. Elles n’ont pas été placées en garde à vue et l’enquête se poursuit.

Il s’agit des premières auditions de suspects dans cette affaire qualifiée par les autorités britanniques de l’une des plus vastes et complexes qu’elles aient eu à traiter. Les investigations, relancées par un documentaire de la BBC diffusé à l’automne 2024, s’appuient sur les déclarations de 154 personnes se présentant comme victimes. Ces dernières dénoncent des agressions sexuelles, des viols et une exploitation qui se seraient étalés sur plus de trente-cinq ans, de la fin des années 1970 à 2014.

Mohamed Al-Fayed, également propriétaire de l’hôtel parisien Le Ritz, est décédé en août 2023 à l’âge de 94 ans, sans avoir été inquiété par la justice malgré plusieurs signalements. La majorité des plaignantes étaient d’anciennes employées de Harrods, recrutées comme vendeuses ou assistantes. Les enquêteurs affirment avoir consacré dix-huit mois à recueillir des témoignages détaillés et à développer des collaborations internationales, élargissant ainsi le périmètre de leurs investigations aux infractions de traite des êtres humains.

Parallèlement, une instruction est ouverte en France depuis l’été dernier sur un système présumé de traite de femmes lié à l’entourage de l’homme d’affaires. Plusieurs femmes y ont été entendues, dont une ancienne assistante personnelle de Mohamed Al-Fayed en France. Certaines plaignantes, critiques envers la lenteur des procédures britanniques, espèrent désormais que les investigations françaises permettront de faire toute la lumière sur l’étendue des faits.

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