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Trois policiers de Seine-et-Marne renvoyés devant le tribunal correctionnel

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_**La justice ordonne la comparution de trois fonctionnaires pour des faits de violences et de faux en écriture lors d’une interpellation survenue à Noisiel au printemps dernier.**_

Trois agents de la police nationale seront jugés le 7 septembre prochain par le tribunal correctionnel de Meaux. Ils font l’objet de poursuites pour violences volontaires ayant entraîné une incapacité totale de travail supérieure à huit jours, ainsi que pour un chef de faux en écriture publique. Les faits, commis en réunion et par des personnes dépositaires de l’autorité publique, sont constitutifs de circonstances aggravantes.

L’affaire trouve son origine dans une intervention des forces de l’ordre le 16 mars dernier dans cette commune de Seine-et-Marne. Les policiers étaient intervenus en renfort à la suite de dégradations visant des locaux municipaux. Au cours de cette opération, un homme de 35 ans, résidant à Noisiel, a été interpellé. Selon les éléments de l’enquête, l’individu aurait été frappé à plusieurs reprises au sol, avant qu’une grenade lacrymogène ne soit actionnée à proximité immédiate de son visage.

La scène, filmée depuis un immeuble voisin et largement diffusée sur les réseaux sociaux, montre des agents avançant dans la rue équipés de tonfas et de lanceurs de balles de défense. On les entend proférer des injonctions et des propos menaçants à l’encontre de passants. La victime a déclaré aux enquêteurs avoir craint pour sa vie et avoir éprouvé des difficultés respiratoires après l’explosion de la grenade. Elle a également souligné le rôle déterminant de l’enregistrement vidéo dans la suite des événements.

À la suite d’une plainte déposée auprès de l’Inspection générale de la police nationale, une information judiciaire a été ouverte. L’instruction a conduit au renvoi des trois fonctionnaires devant la juridiction de droit commun. L’un d’entre eux est particulièrement mis en cause pour avoir rédigé un procès-verbal dont la teneur est contestée, ce qui lui vaut des poursuites pour faux. Lors de ses auditions, l’intéressé a évoqué le contexte particulièrement tendu de l’intervention pour expliquer d’éventuelles approximations dans la rédaction du document.

Dans l’attente de leur procès, les trois policiers ont été placés sous contrôle judiciaire. Les mesures prononcées incluent une interdiction de port d’arme et, pour le plus jeune des mis en cause, une suspension de ses fonctions sur la voie publique. Le conseil de la partie civile s’est dit satisfait de l’avancée de la procédure et des décisions provisoires ordonnées par la justice. L’audience de septembre permettra d’examiner l’ensemble des charges retenues contre les prévenus.

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