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Trente ans de réclusion requis contre Nicolas Zepeda pour la disparition de Narumi Kurosaki

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_**Le parquet a demandé une lourde peine contre le Chilien jugé pour l’assassinat de son ex-compagne japonaise en 2016, un dossier marqué par la disparition du corps et la personnalité décrite comme possessive de l’accusé.**_

L’avocat général a sollicité, ce mercredi devant la cour d’assises du Rhône, une peine de trente années de réclusion criminelle à l’encontre de Nicolas Zepeda. Le Chilien, âgé de 35 ans, est jugé pour le meurtre de son ancienne compagne, Narumi Kurosaki, survenu en décembre 2016 à Besançon. Le corps de l’étudiante japonaise n’a jamais été retrouvé.

Le magistrat a retracé, durant ses réquisitions, le parcours d’une relation décrite comme ayant viré à l’obsession. Après une rupture subie par l’accusé, ce dernier aurait, selon l’accusation, mis en place une surveillance assidue à distance des activités de la jeune femme depuis le Chili. Il aurait ensuite effectué un voyage imprévu en France, aboutissant à une rencontre dans la chambre universitaire de la victime.

Les débats ont mis en lumière une série d’éléments matériels et de témoignages plaçant l’accusé sur les lieux au moment des faits. Des enregistrements sonores évoquant des cris, ainsi que des déplacements attestés par des images de vidéosurveillance, ont été présentés à l’audience. Le représentant du ministère public a évoqué une action préméditée, s’appuyant notamment sur l’achat préalable par l’intéressé de produits susceptibles de servir à faire disparaître des traces.

Face à ces accusations, Nicolas Zepeda maintient fermement son innocence. Il a réitéré ses déclarations, affirmant avoir aimé la victime et nié toute implication dans sa disparition. Sa défense a plaidé l’acquittement, invoquant l’absence de preuve absolue et le risque d’erreur judiciaire, en soulignant que la condamnation ne pouvait reposer que sur une certitude intangible.

L’avocate des parties civiles, représentant la famille de Narumi Kurosaki, a pour sa part imploré les jurés de rendre un verdict qui puisse leur offrir un apaisement, évoquant l’impossibilité d’un deuil en l’absence de dépouille. La personnalité de l’accusé, décrite par des experts comme narcissique et excessivement contrôlante, a été au cœur des analyses présentées pour étayer la thèse d’un crime commis sous l’emprise d’un refus de la séparation.

Cette audience d’appel fait suite à une annulation de verdict par la Cour de cassation, intervenant après une première condamnation à vingt-huit ans de réclusion. La cour doit rendre son arrêt ce vendredi.

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