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Trente ans de réclusion pour un Américain auteur d’un double homicide conjugal


_**Un ressortissant américain a été condamné à une lourde peine criminelle pour l’assassinat de son ex-épouse et de son compagnon, après avoir maintenu jusqu’au bout sa version des faits.**_
La cour d’assises du Val-de-Marne a rendu son verdict vendredi à l’encontre de Charles Dietrich, citoyen américain de cinquante ans. La juridiction l’a condamné à trente années de réclusion criminelle pour le meurtre de son ancienne conjointe et de son amant, survenu en juillet 2020. La peine s’accompagne d’une période de sûreté de vingt ans et du retrait intégral de l’autorité parentale sur les trois enfants issus de son union avec la victime.
Tout au long des débats, l’intéressé a fermement contesté les charges retenues contre lui, sans manifester le moindre regret. Présent et attentif durant toute l’audience, qu’il a suivie à l’aide d’interprètes, il a reconnu s’être rendu au domicile de son ex-épouse Aurélie, mais a nié catégoriquement être entré dans la maison et avoir commis les homicides par arme à feu. Confronté aux photographies des corps, il a qualifié la scène de « sauvage », tout en maintenant qu’il était venu pour discuter de la résidence de leur famille recomposée.
L’accusé a également affirmé n’avoir jamais possédé l’arme du crime, retrouvée dans la Marne, bien qu’elle ait été acquise aux États-Unis avec son permis de conduire. Il a évoqué l’hypothèse d’un « piège », sans convaincre la cour. Interrogé sur d’éventuels ennemis capables de monter un complot transatlantique, le président a sèchement relevé que l’intéressé « n’appartenait pas à la CIA ».
L’avocate générale avait requis la réclusion criminelle à perpétuité, décrivant les faits comme un « acte de guerre privée » destiné à récupérer la garde des enfants. Les conseils des parties civiles ont quant à eux réclamé la vérité. En ultime prise de parole, l’accusé a développé pendant près d’une heure sa thèse, évoquant une instruction biaisée et des preuves falsifiées.
Ses avocats ont pour leur part souligné le déni persistant de leur client, y voyant une forme de préservation psychique. L’un d’eux a fait valoir qu’une peine perpétuelle équivaudrait, pour un homme de cinquante ans, à une condamnation à mort. Avant de se retirer pour délibérer, le jury a entendu le président rappeler à l’accusé l’incompatibilité entre son acte et son rôle de père. Après l’énoncé du verdict, ce dernier s’est contenté d’un laconique « Je comprends ».





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