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Tests massifs, isolement, vaccin: Castex donne des pistes avant jeudi

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Embourbé dans les polémiques sécuritaires, Jean Castex a remis sur le haut de la pile les dossiers sanitaires en annonçant mercredi des campagnes de dépistage massif et la possible mise à l’isolement des Français allant skier à l’étranger, à la veille d’une conférence de presse dédiée aux vaccins.

Le Premier ministre est revenu au micro de BFMTV/RMC sur les sujets épidémiques à l’approche d’une période des fêtes dont l’exécutif craint qu’elle ne favorise la circulation du virus.

A la veille de détailler plus amplement la stratégie vaccinale française lors d’une conférence de presse jeudi, M. Castex a précisé qu’avaient été « pré-commandé de quoi vacciner 100 millions de personnes ». Une première vague pour les publics prioritaires (pensionnaires d’Ehpad, personnels soignants) pourrait intervenir entre la fin du mois et le début janvier, mais les enjeux logistiques et pédagogiques sont énormes afin de réussir la phase grand public dont le démarrage est prévu entre avril et juin.

Après des cafouillages sur les masques et tests, l’exécutif, réuni mercredi matin lors d’un nouveau Conseil de défense sanitaire, ne veut pas rater le tournant des vaccins, alors que le voisin britannique est devenu mercredi le premier pays à approuver l’utilisation massive du vaccin de Pfizer/BioNTech, déployé dès la semaine prochaine.

Dépistages massifs

Le Premier ministre a par ailleurs annoncé que des campagnes de dépistage massif allaient se tenir dans les métropoles de trois régions de France –Hauts-de-France, Normandie et Auvergne-Rhône-Alpes– « peut-être même avant » les fêtes de fin d’année.

M. Castex espère tirer de l’opération, déjà menée dans d’autres pays d’Europe, « des enseignements préventifs et curatifs », notamment sur les populations et les lieux de vie les plus touchés par la maladie.

En parallèle, M. Castex a rappelé travailler à un « renforcement de l’effectivité » de l’isolement des personnes malades, sans exclure, « en dernière extrémité », des sanctions.

Alors que la décrue de l’épidémie se poursuit en France et permet d’envisager un nouveau relâchement des restrictions au 15 décembre, M. Castex a proposé d’assouplir à « 6 m2 par fidèle » la jauge du nombre de personnes autorisées à assister aux cérémonies religieuses, contre 30 personnes maximum actuellement.

Confronté à la fronde des associations catholiques à l’approche de Noël et retoqué par le Conseil d’Etat, M. Castex a précisé qu' »aucune décision » n’avait été officiellement prise, certains parmi les représentants des cultes demandant « des jauges un peu plus souples ». La question devrait être définitivement tranchée avant jeudi matin et, en guise de gage, le Premier ministre a évoqué la possibilité de « desserrer un petit peu la jauge » pour les cérémonies de Noël.

Isolement des skieurs

Le dossier de la fermeture des stations de ski françaises continue de son côté de feuilletonner, faute d’harmonisation européenne. Au nom de « l’équité », M. Castex a ainsi indiqué envisager une période d’isolement de sept jours pour les Français rentrant du ski à l’étranger afin de les empêcher « d’aller se contaminer dans les stations » suisses, espagnoles ou autrichiennes restées ouvertes.

Des contrôles aléatoires seront donc instaurés aux frontières, pour un isolement à domicile ou dans un lieu d’hébergement.

« On ne peut pas contrôler nos frontières pour éviter la venue des terroristes (comme celui de Nice), des clandestins, des trafiquants, mais comme par magie on peut contrôler les frontières pour empêcher les Français d’aller sur un tire-fesses suisse ?! », a ironisé la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen sur Twitter.

« En tant que députée d’une circonscription frontalière avec la Suisse, je sais que les policiers frontaliers ont bien d’autres sujets de préoccupation, comme le grand banditisme et la criminalité organisée! » a affirmé à l’AFP la députée LR de Haute-Savoie Virginie Duby-Muller.

Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a toutefois précisé à l’issue du Conseil des ministres avoir entendu « qu’il y avait des questions sur les modalités » de cet isolement et que la « discussion était en cours », en rappelant que les professionnels du ski avaient rendez-vous à Matignon le 11 décembre.

M. Attal n’a pas commenté en revanche le rapport de la commission d’enquête de l’Assemblée sur la gestion de l’épidémie, pilotée par LR, qui accable le gouvernement et son « pilotage défaillant de la crise ».

M. Castex a en outre indiqué que les spectateurs ne seraient pas de retour dans les stades « avant le 15 décembre » alors qu’Emmanuel Macron avait évoqué janvier. Une lueur d’espoir pour le sport professionnel, à huis clos depuis près de deux mois.

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Covid-19 : 72 personnes indemnisées pour des effets secondaires

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Covid-19 : 72 personnes indemnisées pour des effets secondaires

La plupart des indemnisations sont liées à des cas de myocardites et de péricardites post-vaccination, selon un rapport présenté au Sénat.

L’organisme national d’indemnisation des accidents médicaux (Oniam) a déclaré que 72 personnes ont été indemnisées pour les effets secondaires de la vaccination contre le COVID-19, principalement pour des cas de myocardites et de péricardites. Ces informations ont été dévoilées ce mercredi au Sénat, deux ans après le début de la campagne de vaccination.

Au 30 juin, l’Oniam a tranché sur le droit à l’indemnisation dans 241 dossiers de troubles post-vaccination, dont 30% ont abouti à une indemnisation, a expliqué François Toujas, candidat à la présidence de l’Oniam, devant la commission des Affaires sociales du Sénat.

Le nombre total de demandes d’indemnisation amiable pour des problèmes de santé post-vaccination s’élève à 1.020, dont 768 sont toujours en cours d’examen. Ces demandes concernent majoritairement le vaccin Pfizer, suivi des vaccins Moderna, AstraZeneca, et Janssen.

Les demandes d’indemnisation les plus courantes concernent les inflammations du cœur (211 dossiers), les troubles neurologiques (196 dossiers), les AVC/thromboses/embolies pulmonaires (129 dossiers), les troubles articulaires (91 dossiers), les troubles auditifs (67 dossiers) et les troubles dermatologiques (31 dossiers). Selon François Toujas, ces dossiers seront un sujet majeur pour l’Oniam dans les années à venir.

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Le COVID-19 n’est plus une urgence sanitaire mondiale d’après l’OMS

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Le COVID-19 n'est plus une urgence sanitaire mondiale d'après l'OMS

Le patron de l’Organisation mondiale de la Santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a estimé ce vendredi 5 mai que le coronavirus «n’est plus une urgence sanitaire de portée internationale».

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré la fin de l’état d’urgence sanitaire de portée internationale lié au Covid-19, le vendredi 5 mai. Cette annonce met fin à plus de trois ans de niveau maximal d’alerte mondiale face à la menace sanitaire que représentait le virus. Cependant, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a précisé que le virus n’est pas éradiqué et reste une menace pour la santé publique mondiale.

Dr Tedros a souligné qu’il y a encore des millions de personnes infectées ou réinfectées par le SARS-CoV-2 et que des milliers de personnes en meurent chaque semaine. Il a averti que le virus est là pour durer et qu’il continue de tuer. Même si la levée de l’état d’urgence sanitaire de portée internationale est une étape importante dans la lutte contre le Covid-19, il est important de rester vigilant face à la propagation du virus.

Cette annonce intervient plus de trois ans après que l’OMS ait décrété un état d’urgence sanitaire mondial face à un mystérieux virus apparu en Chine et s’étant rapidement propagé à travers le monde, semant le chaos et faisant des millions de morts. Les gouvernements et les organisations internationales ont travaillé ensemble pour faire face à cette crise sanitaire sans précédent, en développant des vaccins efficaces et en mettant en place des mesures de prévention et de contrôle.

L’OMS a appelé les gouvernements du monde entier à continuer à prendre des mesures pour lutter contre la propagation du virus, notamment en mettant en œuvre des campagnes de vaccination, en renforçant les systèmes de santé et en encourageant la distanciation sociale et le port de masques. Bien que la fin de l’état d’urgence sanitaire mondial soit une étape importante, la lutte contre le Covid-19 continue.

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Covid-19 : les soignants non vaccinés seront réintégrés en mai

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Covid-19 : les soignants non vaccinés seront réintégrés en mai

« Les non-vaccinés ne sont pas forcément attendus avec des fleurs dans tous les services et partout », a prévenu le ministre de la Santé, François Braun.

Les soignants suspendus faute de schéma vaccinal complet contre le Covid-19 pourront être réintégrés, a annoncé le ministre de la Santé, François Braun. Cette décision fait suite à l’avis favorable de la Haute autorité de santé (HAS) donné fin mars à la levée de l’obligation vaccinale contre le Covid-19 pour les soignants et les autres professionnels concernés.

« Les non-vaccinés ne sont pas forcément attendus avec des fleurs dans tous les services et partout », a prévenu le ministre de la Santé, soulignant que la réintégration se fera dans de bonnes conditions. Le décret de mise en application sera publié mi-mai. Cette décision permettra à ces professionnels de reprendre leur activité dans les établissements de santé et les maisons de retraite, notamment.

Paris avait opté pour la contrainte à la fin de l’été 2021, obligeant 2,7 millions de personnes, soignants et autres professionnels, à se faire vacciner contre le Covid-19. Faute d’attester d’un schéma vaccinal complet, quelques milliers ont depuis été suspendus sans rémunération. Cette question de réintégration a été au cœur de la bataille politique, notamment pour le Rassemblement national et La France insoumise.

Le ministre a précisé que la réintégration concernera un phénomène très marginal, qui ne représente qu’une proportion infime d’agents hospitaliers et de libéraux. La question de leur réintégration sera examinée lors de la niche parlementaire du groupe communiste le 4 mai. Toutefois, le ministre a affirmé que « les choses seront faites » et que les discussions pourraient être retirées.

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