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Tensions en mer d’Oman : Washington déploie sa puissance navale face à Téhéran

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Alors qu’un groupe aéronaval américain vient de faire son entrée dans le Golfe, le président des États-Unis laisse entendre que des pourparlers avec l’Iran resteraient possibles. Dans le même temps, la répression des manifestations se poursuit sur le territoire iranien.

Le porte-avions Abraham Lincoln et son escorte ont pris position en mer d’Oman, marquant un renforcement significatif de la présence militaire américaine à proximité des côtes iraniennes. Cette démonstration de force intervient dans un contexte de fortes tensions régionales. Le président américain a évoqué, sans plus de précisions, le déploiement d’une importante force navale, tout en affirmant que les autorités de Téhéran chercheraient à rouvrir des discussions.

Un haut responsable américain a confirmé que des contacts pourraient avoir lieu sous certaines conditions, sans toutefois les détailler. Des analystes estiment que les options militaires envisagées par Washington pourraient inclure des frappes sur des infrastructures stratégiques. Cette posture ambiguë, entre pression militaire et ouverture diplomatique, caractérise l’approche actuelle de l’administration américaine.

Du côté iranien, le président a mis en garde contre les risques d’instabilité régionale que feraient peser, selon lui, les menaces américaines. Il a échangé avec le prince héritier saoudien, dont le pays avait précédemment assuré qu’il ne permettrait pas que son territoire serve de base à d’éventuelles actions contre l’Iran. Par ailleurs, un journal conservateur iranien a d’abord rapporté une mise en garde des Gardiens de la révolution contre le porte-avions américain, avant de se rétracter et de présenter des excuses pour cette information.

La situation intérieure en Iran demeure extrêmement tendue. Les arrestations se poursuivent à la suite des vastes mouvements de protestation du début du mois. Plusieurs organisations non gouvernementales font état d’un bilan humain très lourd, bien que les chiffres varient considérablement selon les sources. Une ONG basée aux États-Unis évoque des dizaines de milliers d’interpellations et plusieurs milliers de morts parmi les manifestants. Les autorités iraniennes, qui ont fourni un bilan officiel nettement inférieur, rejettent ces estimations et nient toute pratique de poursuite des blessés dans les hôpitaux.

La télévision publique diffuse régulièrement des interrogatoires filmés de personnes présentées comme des protestataires, une pratique dénoncée par les défenseurs des droits humains comme une forme de mise en scène destinée à intimider l’opposition. Le black-out internet, toujours en vigueur, complique considérablement le travail de documentation et la vérification des informations en provenance du pays.

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