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Téhéran amorce un retour à la normale après des semaines de tensions

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Les autorités iraniennes annoncent la réouverture des établissements scolaires et un rétablissement progressif des connexions internet, dans un contexte où le pays tente de retrouver un semblant de calme après une période de fortes mobilisations.

Le gouvernement a fait savoir dimanche que l’accès au réseau mondial serait restauré par étapes, mettant ainsi fin à une coupure généralisée qui avait isolé le pays du reste du monde pendant près de dix jours. Cette mesure intervient parallèlement à la réouverture des écoles et des universités, fermées depuis une semaine. Les communications téléphoniques internationales, elles, avaient déjà été partiellement rétablies en milieu de semaine.

Ces décisions sont présentées par les instances officielles comme le signe d’un retour au contrôle de la situation, après un mouvement de protestation d’une ampleur inédite. Celui-ci, initialement motivé par des considérations économiques, avait rapidement pris une dimension politique, remettant en cause les fondements de la République islamique.

La période de blackout numérique avait considérablement limité la circulation de l’information, rendant difficile l’établissement d’un bilan précis des événements. Plusieurs organisations non gouvernementales ont toutefois fait état d’une répression sévère, évoquant des centaines de victimes et des milliers d’arrestations. Le guide suprême, Ali Khamenei, s’est exprimé samedi pour la première fois sur le nombre de décès, les attribuant à ce qu’il a qualifié d’éléments séditieux manipulés par des puissances étrangères.

La justice iranienne a, de son côté, annoncé l’ouverture de procès rapides à l’encontre des personnes arrêtées. Son porte-parole a évoqué des accusations très graves, pouvant aller jusqu’à l’acte de « guerre contre Dieu », un crime passible de la peine capitale dans le droit iranien. Cette perspective a suscité des inquiétudes au niveau international, malgré des déclarations contradictoires concernant un éventuel moratoire sur les exécutions.

Les analystes observent que le pouvoir semble désormais privilégier une stratégie judiciaire pour affirmer son autorité, tout en levant progressivement les mesures de confinement numérique et éducatif qui avaient paralysé le pays. Cette séquence marque une nouvelle phase, où la gestion des conséquences des dernières semaines et le rétablissement de l’ordre public semblent devenir la priorité des autorités.

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