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Politique

Sophie Binet dénonce la récupération politique d’un décès

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La secrétaire générale de la CGT met en garde contre une stratégie visant, selon elle, à discréditer la gauche en exploitant la mort d’un militant d’extrême droite.

La dirigeante syndicale a récemment exprimé ses vives inquiétudes quant à l’utilisation, dans le débat public, du décès de Quentin Deranque. Elle estime que cet événement fait l’objet d’une manipulation à des fins politiques. Pour elle, certains acteurs instrumentaliseraient cette affaire dans le but de délégitimer et d’affaiblir l’ensemble des forces de gauche.

Elle souligne un paradoxe qu’elle juge troublant. Alors que la violence politique émanant de l’extrême droite est historiquement documentée et quantitativement plus importante, une narration cherchant à inverser les responsabilités serait en train de s’installer. Cette dynamique, selon ses observations, tendrait à présenter la gauche et l’extrême gauche comme les principales sources de violence, ce qu’elle conteste fermement.

Son analyse pointe du doigt des déclarations ministérielles qu’elle qualifie de précipitées et de partiales. Le fait que des membres du gouvernement se prononcent publiquement sur une affaire judiciaire en cours, avant même les conclusions des enquêteurs, est perçu comme une faute grave. Cette précipitation contribuerait, selon elle, à créer un climat délétère.

L’objectif sous-jacent de cette campagne, avance-t-elle, serait double. Il s’agirait d’une part de favoriser une montée en puissance de l’extrême droite dans le paysage politique. D’autre part, cette stratégie aurait pour effet de rendre toxique toute forme d’alliance ou de coopération avec La France Insoumise, en diabolisant systématiquement ce parti. Cette situation, conclut-elle, représente un risque pour le débat démocratique.

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