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Sophie Adenot s’apprête à écrire une nouvelle page de l’histoire spatiale française

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Après un quart de siècle d’attente, une astronaute française va rejoindre l’orbite terrestre. Son décollage, prévu ce vendredi, marque l’aboutissement d’un parcours exemplaire et le début d’une mission scientifique de longue durée.

Le compte à rebours est désormais enclenché. Sophie Adenot, sélectionnée par l’Agence spatiale européenne, doit prendre place à bord d’un vaisseau Crew Dragon de SpaceX en provenance du centre spatial Kennedy, en Floride. Le lancement, initialement prévu plus tôt dans la semaine, a dû être ajusté en raison de conditions météorologiques défavorables. Aux côtés de deux astronautes américains et d’un cosmonaute russe, l’ingénieure et ancienne pilote d’essai entamera alors un voyage d’environ une journée et demie en direction du complexe orbital.

Son arrivée à bord de la station spatiale internationale constituera un événement symbolique fort. Elle deviendra en effet la seconde femme de nationalité française à réaliser un séjour dans l’espace, succédant ainsi à Claudie Haigneré dont les vols remontent à 1996 et 2001. L’astronaute a d’ailleurs souvent évoqué l’influence décisive de sa prédécessrice, qui a éveillé sa vocation adolescente. Elle emportera avec elle un écusson en hommage à cette pionnière.

La mission, baptisée Crew-12, est programmée pour durer entre huit et neuf mois. Durant cette période, l’équipage mènera un programme de recherche ambitieux comprenant plus de deux cents expériences. Les travaux porteront principalement sur les effets physiologiques de la microgravité et sur l’adaptation humaine à l’environnement spatial. Sophie Adenot testera notamment un dispositif médical innovant, développé en France, permettant la réalisation d’échographies autonomes grâce à des technologies d’intelligence artificielle et de réalité augmentée. Des évaluations neurosensorielles viseront également à mesurer l’impact d’un séjour prolongé en orbite sur différentes fonctions cognitives.

Ce vol s’inscrit dans un contexte opérationnel complexe, marqué par des ajustements de planning liés à des impératifs logistiques et à des changements de dernière minute au sein de la composition de l’équipage. Il illustre néanmoins la pérennité de la coopération internationale en orbite basse, alors que l’exploitation de l’ISS doit s’achever d’ici la fin de la décennie. La présence continue d’astronautes européens à bord du laboratoire orbital demeure un vecteur essentiel pour la recherche scientifique et le maintien des compétences techniques. Le séjour de Sophie Adenot représente ainsi une étape significative dans la préparation des futures explorations au-delà de l’orbite terrestre.

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