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Société

Sophia Chikirou mise sur la fiscalité locale pour financer son projet parisien

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La candidate de La France Insoumise dévoile un programme ambitieux, financé par une revalorisation de la taxe foncière et des économies, avec pour priorités le logement, l’éducation et la transition écologique.

Sophia Chikirou, tête de liste du mouvement La France Insoumise pour les élections municipales à Paris, a présenté les grandes orientations de son projet. Elle propose une augmentation des ressources de la ville afin de renforcer significativement les investissements dans plusieurs domaines qu’elle estime négligés. Cette stratégie repose principalement sur une majoration de la taxe foncière, une mesure qu’elle est la seule parmi les candidats à défendre.

Le programme prévoit d’accroître le budget de fonctionnement annuel de 240 millions d’euros et de porter l’enveloppe d’investissement de 1,6 à 2,4 milliards d’euros. Pour financer cet effort, la candidate compte sur environ 190 millions d’euros d’économies et sur une hausse du taux de la taxe foncière, qui passerait de 20,5 à 23 points. Elle entend également appliquer la taxe d’habitation sur les résidences secondaires. Cette politique fiscale s’accompagne d’un objectif de gestion de la dette municipale, évaluée à 9,3 milliards d’euros, avec pour ambition un remboursement intégral sur une période de douze ans.

Le secteur du logement constitue un pilier central de ce projet, absorbant près de 30% des dépenses nouvelles. L’engagement porte sur la construction de 80 000 logements publics supplémentaires, en grande partie sociaux. Pour lutter contre la flambée des prix, la liste propose de tripler les effectifs chargés du contrôle de l’encadrement des loyers, tout en poursuivant un combat législatif pour un plafonnement plus strict, incluant les loyers commerciaux. La candidate dénonce une politique municipale ayant, selon elle, accéléré la gentrification sans maîtriser le coût du logement.

Le volet éducatif vise une transformation du service public communal. Il inclut le recrutement de 2 000 animateurs périscolaires supplémentaires et la titularisation des 4 000 agents actuellement employés en contrat précaire. La gratuité de la cantine, des activités périscolaires et des fournitures scolaires serait étendue aux familles aux revenus les plus modestes. Une allocation de type revenu de solidarité est également envisagée pour les jeunes majeurs sortant de l’aide sociale à l’enfance.

En matière d’écologie, l’objectif est d’augmenter le budget dédié de 208 millions d’euros annuels. Ces fonds seraient alloués à la rénovation énergétique de milliers de logements sociaux, à la végétalisation de 300 hectares d’espaces urbains, à la mise en œuvre du plan local d’urbanisme bioclimatique et à l’achèvement du réseau cyclable.

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