Faits Divers
Six mises en examen pour homicide après la mort d’un militant à Lyon
_**Une semaine après le décès de Quentin Deranque, la justice a engagé des poursuites contre sept individus, dont deux collaborateurs d’un élu de La France insoumise, dans une affaire qui suscite de vives tensions politiques.**_
Six hommes ont été mis en examen pour homicide volontaire et un septième pour complicité, dans le cadre de l’enquête sur la mort de Quentin Deranque. Le militant d’extrême droite est décédé des suites de ses blessures après une altercation survenue le 12 février aux abords d’une conférence à Sciences Po Lyon. Parmi les personnes écrouées figurent deux anciens collaborateurs du député LFI Raphaël Arnault, Adrian Besseyre et Jacques-Elie Favrot. Ce dernier, poursuivi pour complicité, a été placé en détention provisoire. Son avocat a indiqué que son client maintenait que les faits relevaient d’un affrontement entre groupes militants et non d’un guet-apens.
Les sept suspects, âgés de 20 à 26 ans, sont identifiés par une source proche du dossier comme étant membres ou proches de La Jeune Garde, un mouvement d’ultragauche lyonnais dissous l’an dernier. Interpellés en début de semaine, la majorité d’entre eux ont reconnu leur présence sur les lieux. Certains ont admis avoir porté des coups, tout en contestant toute intention de donner la mort. Le parquet de Lyon a requis leur incarcération en raison des risques de trouble à l’ordre public. Six ont été écroués, un autre a été placé sous contrôle judiciaire.
L’enquête, qualifiée de complexe par le procureur, s’appuie sur des témoignages, des images vidéo et des éléments matériels. Plusieurs personnes restent à identifier. Par ailleurs, quatre individus soupçonnés d’avoir aidé certains suspects à se dissimuler ont été relâchés et seront entendus ultérieurement. L’un d’eux est un troisième collaborateur parlementaire du député Arnault.
Cette affaire intervient à la veille d’une marche prévue à Lyon en hommage à Quentin Deranque. La famille du défunt a appelé au calme et à la retenue, souhaitant que tout rassemblement se déroule sans récupération politique. Les autorités locales évaluent encore les conditions de sécurité pour autoriser ou interdire cette manifestation, dont l’appel est largement relayé par les milieux d’extrême droite.
Sur le plan politique, le président de la République, en déplacement à l’étranger, a exhorté toutes les formations à éviter tout engrenage de la violence et à faire le ménage dans leurs rangs. La pression s’accentue sur La France insoumise, accusée par la droite et l’extrême droite d’entretenir des liens avec le mouvement dissous La Jeune Garde. Le coordinateur de LFI, Manuel Bompard, a exclu toute suspension du député Arnault, estimant que ce dernier ne pouvait être tenu pour responsable des actes de ses anciens salariés. Le ministre de la Justice a pour sa part invité l’élu à tirer les conclusions qui s’imposeraient si la justice établissait des charges contre ses collaborateurs.
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