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Politique

Sète – Politique: Une démocratie locale en danger pour la gauche sétoise

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©Ville de Sète

Les élus d’Ensemble pour Sète ont pendant deux heures fait le bilan de cette première année. Après être revenus longuement sur le rapport de la SA ÉLIT, les élus d’opposition dénoncent des méthodes anti-démocratiques de la majorité municipale. 

Laura Seguin est revenue sur les questions de gouvernance concernant la SA Élit et sur les questions de démocratie participative. Mais c’est cette fois, Audrey Vedel qui a plus longuement relevé les anomalies qui empêchent l’opposition d’exercer sa mission, « ce sont des petits riens mais qui font des gros tout », explique-t-elle pour débuter sa prise de parole.

« Ça peut paraître anecdotique, mais dans cette ville, rien n’est anecdotique, tout est plutôt symptomatique », tance Audrey Vedel. « Depuis 18 mois, nous faisons un conseil municipal dans une salle trop petite. Nous avons réclamé et interpellé le maire plusieurs fois à ce sujet, pour faire le conseil municipal dans une salle plus grande qui permettrait au public d’assister aux débats. Nous avons payé une salle suffisamment cher à l’entrée et de la ville (salle Georges Brassens) dans laquelle on pourrait très bien organiser ça. Mais visiblement la sono n’est pas à la hauteur, on l’a peut-être pas payée assez cher », explique-t-elle.

Toujours à propos du conseil municipal de la ville de Sète qui semble verrouillé, Audrey Vedel ajoute, « Tout ce que nous souhaitons dire, les citoyens ne l’entendent pas, car le public n’est pas là. C’est une salle qui est fermée au public. Il y a certes une retransmission par internet, mais qui regarde vraiment ? surtout quand les sujets principaux sont mis à la fin du conseil municipal et que celui-ci dure plusieurs heures. » 

Audrey Vedel regrette aussi les nombreuses absences des élus de la majorité municipale aux conseils municipaux, « Il y a eu 9 conseils municipaux, 7 élus de la majorité ne sont venus qu’une fois – NDLR : conseil municipal d’installation du 4 juillet 2020 -, 10 sont venus une ou deux fois seulement », explique-t-elle. « Tous sont payés, malgré leur absence » précise l’élue d’opposition.

Le problème de l’horaire du conseil municipal a aussi été évoqué, « 17h ce n’est pas un horaire convenable pour des gens qui travaillent. On nous a opposé pendant longtemps le couvre-feu, aujourd’hui il n’existe plus », rappelle Audrey Vedel.

La transmission des dossiers est un problème selon les élus d’opposition. « Recevoir 300 pages, 5 jours avant le conseil empêche les élus d’étudier sérieusement les dossiers », expliquent-ils. « Nous avons un travail, une famille, si on veut s’impliquer suffisamment, on n’y arrive pas. C’est quoi le but qu’on n’arrive pas à étudier les dossiers ? Ben ça marche », ajoute Audrey Vedel.

Pour les élus d’Ensemble pour Sète, il n’y a jamais de débats au sein du conseil municipal. « Le débat démocratique n’existe pas au sein du conseil municipal », regrette Audrey Vedel. « Les décisions qui sont votées en bloc en début de conseil posent aussi un réel problème de gouvernance. On nous donne des dossiers avec la mention « annexe jointe », mais il n’y a pas d’annexe. Il est là le débat démocratique ? », dénonce-t-elle.

Les comptes rendus ne sont pas conformes selon les élus d’opposition, « il n’y a aucun retour des débats. Il y a le sujet, la fiche de délibération et le vote », explique Audrey Vedel. « Le public n’est pas là, le compte rendu ne reprend pas nos interventions, c’est un simple relevé de décisions », ajoute-t-elle.

Un mode de gouvernance archaïque et antidémocratique, voilà ce que les élus d’Ensemble pour Sète dénoncent. Rappelons que la loi numérique oblige les organismes publics à mettre en accès libre l’ensemble des documents nécessaires, afin de limiter les possibles zones d’ombre. Ce que la Ville de Sète ne respecte pas. Mieux, elle refuse de communiquer les documents administratifs demandés par des citoyens.

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Législatives 2024 : plus d’un million de procurations déjà enregistrées, le chiffre de 2022 dépassé

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Législatives 2024 : plus d'un million de procurations déjà enregistrées, le chiffre de 2022 dépassé

À quelques jours du premier tour des législatives anticipées, plus d’un million de procurations ont été enregistrées, dépassant ainsi le chiffre du premier tour des législatives de 2022.

Les électeurs se mobilisent en masse pour les législatives anticipées des 30 juin et 7 juillet. Plus d’un million de procurations ont déjà été enregistrées, un chiffre supérieur à celui du premier tour des législatives de 2022, a annoncé le ministère de l’Intérieur vendredi 21 juin. Entre le 10 et le 20 juin, 1 055 067 procurations ont été comptabilisées, contre 1 021 350 pour la même période il y a deux ans.

Cette année, le second tour des législatives se déroulera le premier week-end des vacances scolaires, une différence notable par rapport à 2022, où le scrutin avait eu lieu en juin. Le ministère a souligné qu’il y a eu « 6,2 fois plus de procurations » enregistrées entre J-20 et J-10 avant le scrutin, comparé à la même période en 2022.

La dissolution inattendue de l’Assemblée nationale a provoqué la tenue de ces élections anticipées, ce qui contraste avec les élections de 2022, dont les dates étaient connues longtemps à l’avance, permettant aux électeurs de planifier leurs procurations sur une période plus longue.

Les législatives de 2022 s’étaient tenues les 12 et 19 juin, alors que cette année, le second tour coïncide avec le début des vacances scolaires, poussant probablement les électeurs à recourir davantage aux procurations pour s’assurer de pouvoir voter malgré les déplacements estivaux.

Cette augmentation du nombre de procurations témoigne d’une volonté forte des électeurs de participer au processus démocratique, malgré les contraintes et les circonstances exceptionnelles de cette année.

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Serge Klarsfeld prêt à voter RN, une déclaration qui choque ses pairs et les survivants de la Shoah

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Serge Klarsfeld prêt à voter RN, une déclaration qui choque ses pairs et les survivants de la Shoah

Le militant de la mémoire de la Shoah, surnommé « le chasseur de nazis », a indiqué être prêt à voter pour le RN, suscitant la colère de ses pairs et des survivants de camps de concentration.

Une déclaration qui a surpris et choqué. Serge Klarsfeld, militant de la mémoire de la Shoah, membre de la Fédération des fils et filles de déportés juifs de France, a déclaré samedi 15 juin, sur LCI, qu’il n’aurait « pas d’hésitation » à voter pour le RN. Le parti d’extrême droite a, selon lui, « fait sa mue », quand LFI a fait le chemin inverse, développant « des relents antisémites et un violent antisionisme ».


Les propos de Serge Klarsfeld, que l’on surnomme « le chasseur de nazis », ont choqué ses pairs ainsi que les survivants des camps de concentration et leurs proches. Il a tenté de dissiper le malaise en assurant, auprès du Parisien lundi, qu’il « voterait comme d’habitude pour le parti centriste » dans le VIIIe arrondissement de Paris, car la balance RN/LFI n’y est pas présente. Ce qui n’est pas le cas dans de nombreux bureaux de vote. « La plupart des Français n’auront pas ce privilège et seront confrontés à des duels entre le Nouveau Front populaire et le Rassemblement national. Et il n’y a pas photo : le RN soutient les Juifs et Israël, l’extrême gauche est redevenue antisémite », a-t-il alors martelé.

Selon Laurent Joly, auteur du livre La Rafle du Vél d’Hiv : Paris, juillet 1942, Serge Klarsfeld commet une « lourde erreur » et il préfère « se souvenir du combat de toute une vie de Klarsfeld, que cet égarement ne saurait entacher », a-t-il déclaré auprès du Parisien.

« Il a fait un beau cadeau à la fille Le Pen. C’est lamentable », a de son côté réagi une survivante des camps de concentration auprès du quotidien francilien. « C’est une insulte aux morts de la Shoah », a pour sa part commenté Gilette, 79 ans, une femme de confession juive, née en 1944. Shimon, qui vit dans un quartier cosmopolite et multiconfessionnel de Créteil, est aussi fermement opposé à l’avis de Serge Klarsfeld : « Élire le RN, c’est le meilleur moyen d’attiser des tensions qui n’existent pas ici. »

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Nouveau Front populaire : la gauche scelle l’union et annonce un « programme de gouvernement »

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Nouveau Front populaire : la gauche scelle l'union et annonce un "programme de gouvernement"

Le « Nouveau Front populaire » de la gauche française présente un programme de gouvernement commun pour les législatives anticipées, marqué par une intense négociation et des attentes d’union, malgré quelques dissensions internes.

Un ouf de soulagement à gauche : après quatre jours d’intenses négociations entre ses principaux partis, le « Nouveau Front populaire » a annoncé avoir scellé un « programme de gouvernement » pour accompagner des « candidatures uniques » aux législatives anticipées des 30 juin et 7 juillet.

« Nous avons réussi. Une page de l’Histoire de France s’écrit », s’est réjoui sur X le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure alors que le leader insoumis Jean-Luc Mélenchon a salué « un événement politique considérable en France ». « Le changement est en route », a tweeté le chef des communistes Fabien Roussel alors que la patronne des Écologistes Marine Tondelier a estimé qu’une « immense attente d’union s’est exprimée. Avec des candidatures et un programme commun ».

Cependant, Raphaël Glucksmann, en tête de la gauche pour les européennes, reste muré dans le silence. « C’est compliqué », a commenté un de ses proches, interrogé pour savoir si Place publique validait le programme. Le mouvement de l’essayiste avait pourtant bien signé l’accord de principe trouvé entre les différentes formations de gauche du « Nouveau Front populaire » dès lundi soir.

Une conférence de presse commune entre les différentes formations de gauche devrait avoir lieu vendredi. Les partis de gauche scellent ainsi une nouvelle alliance, deux ans après la création de la Nupes, qui, après beaucoup de désaccords entre ses membres, avait fini par éclater après les attaques du Hamas le 7 octobre 2023 en Israël.

François Hollande, pourtant très critique du style et de la ligne de La France insoumise et de Jean-Luc Mélenchon, a dit sur TF1 approuver ce « Nouveau Front populaire ». Après quatre jours de tractations, les voyants étaient au vert pour que cette communication commune se fasse jeudi. « On va atterrir, il y a une vraie avancée », expliquait en début d’après-midi un négociateur socialiste alors que les différents responsables de gauche étaient réunis au QG des Écologistes.

Dans la matinée, la tonalité était pourtant bien différente, les discussions semblant alors achopper sur la répartition des circonscriptions et certains points du programme. « Il y avait une crainte pour que nous n’y parvenions pas », avait reconnu Fabien Roussel au journal de 13h00 de TF1. Mais « à l’heure où je vous parle, je suis beaucoup plus optimiste, et nous devrions normalement pouvoir tenir l’engagement que nous avons pris ici en début de semaine », de constituer une nouvelle alliance de gauche pour lutter contre l’extrême droite lors des législatives, avait ajouté le patron des communistes.

En milieu de journée, un responsable socialiste racontait que la réunion sur le programme était « suspendue » tant que la discussion sur la répartition des circonscriptions « n’est pas débloquée ». Les deux négociations se tenaient séparément, mais les avancées de l’une avaient des conséquences sur l’autre, obligeant les différents acteurs des débats à un délicat jeu d’équilibriste. LFI veut « garder toutes les circonscriptions gagnables », soupirait la source socialiste.

Écologistes, socialistes, Insoumis et communistes sont tombés d’accord dans la semaine sur le nombre de circonscriptions allouées à chaque parti dans le cadre des candidatures uniques : 229 pour LFI, 175 pour le PS, 92 pour les Écologistes et 50 pour le PCF.

Sur la question du programme, « chacun y a mis du sien pour avoir le programme le plus clair (…) y compris sur la qualification des crimes qui ont été commis le 7 octobre » par le Hamas en Israël », mais aussi sur « la libération des otages », a indiqué Fabien Roussel.

Reste une question primordiale à trancher : qui incarnera cette alliance en passe de prendre vie. Et sur cet aspect plane l’ombre de Jean-Luc Mélenchon. Après s’être déclaré « capable » de devenir le nouveau locataire de Matignon, il a rappelé au reste de la gauche qu’il n’était pas en dehors du jeu. Tout en précisant qu’il souhaitait un profil fédérateur, ce qui n’est pas le point fort du tribun insoumis. Olivier Faure a dit toutefois « ne pas disqualifier » le triple candidat à la présidentielle pour le poste de Premier ministre.

Mais toute la gauche pourrait-elle se rallier derrière lui en cas de victoire ? « Chaque problème en son temps », évacue un élu communiste.

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