Nous rejoindre sur les réseaux

Bassin de Thau

Sète : plusieurs arbres abattus au parc Simone Veil suscitent la colère

Article

le

©LeSingulier

Dans le parc historique Simone-Veil, les habitants ont découvert avec stupeur l’abattage de plusieurs arbres suscitant la colère des habitants du quartier.

De quartiers en quartiers c’est toujours le même refrain, « nous ne sommes pas consultés, les habitants ne participent pas aux aménagements du quartier », voilà comment commencent très souvent nos discussions avec les habitants de la ville de Sète que nous rencontrons régulièrement à travers nos reportages.

La Ville de Sète a entamé depuis plusieurs mois une opération de rénovation et d’embellissement du parc Simone-Veil. Une architecte à la retraite propriétaire d’un appartement autour du parc raconte, « les travaux ont commencé au début de l’été. Nous avons dû tous garder les fenêtres fermées à cause du bruit et de la poussière venant du parc en réhabilitation. Les riverains ne sont pas consultés, ils ne peuvent donc pas connaitre nos problématiques d’enfermement en période de forte chaleur », regrette celle qui a été en charge de l’aménagement dû territoire durant sa longue carrière.

4 arbres abattus dans un parc historique

En plus de l’enfermement en période de fortes chaleurs, plusieurs ces riverains dénoncent l’abattage de 4 ou 5 arbres dans le parc historique Simone-Veil. « Ils ont coupé un arbre juste devant chez moi » dénoncent ces riverains photos et vidéos à l’appui. On y voit des ouvriers découper des arbres en petits morceaux et les charger dans un camion. « Soi-disant il était malade, mais je suis allé voir la souche ce n’était pas vrai », nous explique cet ancien paysagiste.

Une autre résidente du quartier qui rentre tout juste de vacances à découvert avec stupeur, l’abattage de plusieurs arbres dans le parc : « Je me suis occupée de déboisement en Haïti durant ma carrière, je peux vous dire que ce sont des assassins. Rien ne justifie l’abattage de ces arbres. Qui coupe un arbre est un assassin », dénonce-t-elle.

Un propriétaire autour du parc s’interroge, « je ne comprends pas qu’on puisse couper des arbres dans un parc historique. Qui autorise ça ? Une réhabilitation, ce n’est pas remettre des lampions comme ils étaient en 1900 pour décorer le parc. Je suis très inquiet de la suite des travaux avec l’asphalte qui va être prochainement déposé. C’est très inquiétant de voir ça », dénonce-t-il.

Concernant ces lampions, une habitante témoigne, « ils ont planté un lampion sans consultation juste sous ma façade alors que j’ai déjà un lampion sur ma façade. Ce lampion m’aveugle, je ne peux pas rester dans mon salon ni même dans ma chambre. »

Ces riverains précisent avoir plusieurs fois alerté la municipalité mais pas de réponse. Mieux, une résidente raconte : « j’ai vu le maire aux halles, j’ai demandé des explications mais il m’a répondu sur un ton méprisant que je ne connaissant rien. »

Contactée par notre rédaction concernant l’abattage de ces arbres, la Ville de Sète n’a pas souhaité répondre à nos questions.

Télécharger l’application Le Singulier > IOS (iPhone) > Android (Samsung)

2 Commentaires

2 Comments

  1. Anonyme

    27 septembre 2021 at 13 h 58 min

    Très triste ! J’ai entendu dire que sur la place aristide briand, en novembre, il est prévu de commencer à abattre à nouveau tous les arbres (plantés il y a seulement 5 ans et en bonne santé) ! pour un parc souterrain… Ce serait incroyable, ça détruit la nature et c’est un gaspillage fiscal démesuré…

  2. CT

    28 septembre 2021 at 1 h 43 min

    Le mépris, marque de fabrique de ce maire condescendant et profondément incompétent.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Sète

Sète, Montpellier, Millau accueilleront le relais de la flamme olympique au printemps 2024

Article

le

Sète, Montpellier, Millau accueilleront le relais de la flamme olympique au printemps 2024
©Paris2024

La flamme olympique sera de passage à Sète en amont des Jeux olympiques de Paris, en 2024. Plusieurs élus des territoires de Montpellier, Millau et Sète ont signé ce mercredi 18 janvier la convention « Relais de la flamme » au siège du COJOP à Paris.

Le parcours français de la flamme olympique, qui doit lancer les JO 2024 à son arrivée à Paris, se dessine. Elle passera par Sète, Montpellier et Millau. Le Comité d’organisation des Jeux olympiques de Paris vient de l’officialiser, pour le printemps 2024.

Cette signature, réalisée en présence Tony ESTANGUET, Président du Comité d’organisation des Jeux olympiques de Paris 2024 (COJOP) et Kévin MAYER, deux fois vice-champion olympique et recordman du monde du décathlon, acte officiellement le passage de la flamme olympique à Sète, Montpellier et Millau au printemps 2024, avant de rejoindre Paris pour le lancement des festivités.

Si le parcours de la flamme Olympique n’est pas encore connu, on sait d’ores et déjà qu’il visitera toutes les régions de France à partir d’avril 2024

Télécharger l’application Le Singulier > IOS (iPhone) > Android (Samsung)

Lire Plus

Bassin de Thau

Thau : levée des restrictions de récolte, de commercialisation et de consommation des huîtres

Article

le

Thau : levée des restrictions de récolte, de commercialisation et de consommation des huîtres

Les huîtres provenant de l’étang de Thau peuvent à nouveau être consommées après de nouvelles analyses. Les moules et palourdes restent encore interdites à la consommation.

Les mesures de restrictions qui s’imposaient notamment aux huîtres de l’étang de Thau depuis le 30 décembre 2022, en raison d’une contamination par des norovirus, sont désormais levées par décision du préfet de l’Hérault.

Les huîtres provenant de l’étang de Thau peuvent donc à nouveau être consommées.

Les restrictions de récolte, pêche, transport, commercialisation et consommation sont toutefois maintenues pour les moules de l’étang Thau en raison d’une contamination par une toxine produite par un phytoplancton toxique (Dinophysis).

Par mesure de précaution, ces interdictions sont étendues aux palourdes. Les escargots provenant de l’étang de Thau n’ont pas montré de contamination et peuvent donc être consommés sans restriction.

Télécharger l’application Le Singulier > IOS (iPhone) > Android (Samsung)

À LIRE AUSSI > Des conchyliculteurs brûlent palettes et déchets ostréicoles devant Sète Agglopôle Méditerranée

Lire Plus

Bassin de Thau

Sylvain Carrière : « Nous sommes contre les ZFE dans leur conception actuelle »

Article

le

Co-rapporteur de la mission d’information concernant l’application relatif à la loi Climat et résilience, le député de l’Hérault Sylvain Carrière, s’est exprimé au nom du groupe parlementaire LFI-Nupes, depuis la tribune de l’Assemblée Nationale.

Sylvain CARRIÈRE, député de la 8e circonscription de l’Hérault, continue d’apprendre et de s’imposer au sein du groupe parlementaire de la Nupes. Ce mercredi 11 janvier 2023, une nouvelle étape a été franchie dans son début de parcours en s’exprimant depuis la tribune de l’Assemblée Nationale.

Co-rapporteur de la mission d’information concernant l’application relatif à la loi Climat et résilience, Sylvain CARRIÈRE, a détaillé depuis la tribune cette tribune, les motivations de la LFI-Nupes contre ce projet de loi.

« Nous sommes contre les ZFE dans leur conception actuelle car elle vont à l’encontre de l’écologie populaire et excluent les plus précaires », explique le député de la 8e circonscription de l’Hérault. «Nous sommes pour allier l’amélioration de la qualité l’air et la préservation du droit à la mobilité. Nous défendons l’idée d’un pays à très faible émission qui s’inscrit dans la grande planification écologique », a-t-il ajouté.

Pour rappel, les zones à faibles émissions (ZFE) visent à interdire les véhicules les plus polluants, diesel en tête. D’ici 2025, toutes les agglomérations de plus de 150.000 habitants devront en disposer, dans le cadre de la loi Climat et résilience.

Vous pouvez voir en vidéo l’intégralité de son intervention depuis la tribune de l’assemblée nationale.

Lire Plus

Les + Lus