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Serge Atlaoui : Un long combat pour la liberté

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Après près de deux décennies de détention, Serge Atlaoui retrouvera la liberté ce vendredi, selon les déclarations de son épouse.

L’homme de 61 ans, anciennement condamné à mort en Indonésie pour des faits liés au trafic de stupéfiants, quittera la prison de Meaux où il était incarcéré depuis son transfert en France en février dernier. Son épouse, Sabine Atlaoui, a exprimé son émotion à l’idée de le voir enfin réintégrer leur vie familiale. « Il va respirer une liberté attendue, espérée depuis tant d’années », a-t-elle confié, tout en choisissant de ne pas révéler les détails de leurs retrouvailles.

Arrêté en 2005 près de Jakarta dans une usine où des quantités importantes de drogue avaient été saisies, Serge Atlaoui avait toujours nié toute implication dans le narcotrafic. Il affirmait avoir été engagé pour installer du matériel industriel, ignorant la nature réelle des activités sur place. Condamné initialement à la réclusion à perpétuité, sa peine avait été aggravée en appel deux ans plus tard, le plaçant sous la menace d’une exécution.

Son cas avait suscité une mobilisation internationale, notamment en France, où plusieurs voix s’étaient élevées pour demander sa grâce. En 2015, alors qu’il figurait parmi un groupe de condamnés sur le point d’être exécutés, une intervention diplomatique française avait permis d’obtenir un sursis in extremis. Transféré dans l’Hexagone après un accord entre les deux pays, sa condamnation avait été convertie en trente ans de prison, une durée théoriquement purgée depuis 2011 au regard du droit français.

Sabine Atlaoui a salué l’action des autorités françaises, soulignant que leur persévérance avait rendu possible cette issue. « Le travail diplomatique durant toutes ces années a fait revenir mon mari et a permis cette libération », a-t-elle déclaré. Pour elle et leurs proches, ce vendredi marquera la fin d’un long chapitre d’incertitude et le début d’une nouvelle vie.

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