Nous rejoindre sur les réseaux

News

Ségolène Royal tisse des fils diplomatiques à Alger

Article

le

L’ancienne ministre a rencontré le président Tebboune et annoncé un transfert pour le journaliste français incarcéré, dans un contexte de relations franco-algériennes toujours très tendues.

Lors d’un déplacement à Alger, Ségolène Royal a affirmé avoir obtenu des autorités locales le transfert du journaliste français Christophe Gleizes vers un centre de détention plus proche de la capitale. L’intéressé, condamné à sept ans d’emprisonnement, était détenu à Tizi-Ouzou, à une centaine de kilomètres à l’est d’Alger. Cette mesure, présentée comme un geste humanitaire, doit faciliter les visites de sa famille.

L’ancienne candidate à la présidentielle, reçue par le chef de l’État Abdelmadjid Tebboune, a également indiqué avoir soutenu la demande de grâce déposée par les proches du journaliste. Elle a par ailleurs rendu visite à ce dernier, qui n’avait jusqu’alors reçu que la visite de ses parents et du cardinal d’Alger.

Ségolène Royal, qui préside depuis décembre l’Association France Algérie, a assuré que le dirigeant algérien se montrait ouvert au dialogue, à condition que celui-ci s’établisse sur des bases de respect mutuel. Elle a plaidé pour une reconstruction des liens d’amitié entre les deux pays, évoquant notamment la nécessité pour la France de restituer les biens culturels spoliés durant la période coloniale.

Cette initiative personnelle intervient dans un climat diplomatique particulièrement dégradé. Les relations entre Paris et Alger connaissent une phase de crispation durable, marquée par une suspension quasi totale des coopérations sécuritaires et économiques. Plusieurs contentieux, dont la question du Sahara occidental et des affaires judiciaires impliquant des ressortissants des deux pays, entretiennent les tensions.

Si l’Élysée n’a pas mandaté cette visite, une source proche du dossier a estimé que, dans le contexte actuel, toute voie permettant une détente devait être explorée. Des parlementaires français et des observateurs ont salué cette démarche, tout en s’interrogeant sur sa capacité à débloquer concrètement la situation à court terme. La couverture médiatique algérienne a, quant à elle, accueilli favorablement les propos de l’ancienne ministre.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus